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Ménopause, une étude canadienne ne trouve pas de lien entre l’alimentation de milieu de vie et son âge de survenue

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Ni la consommation d’aliments ultra-transformés ni la qualité globale de l’alimentation mesurées en milieu de vie n’ont été associées de façon indépendante à l’âge de la ménopause naturelle dans une étude canadienne portant sur 1 972 participantes. Le travail, mis en ligne le 26 août 2026 dans la revue Maturitas, suggère que le moment de la ménopause dépend davantage d’influences accumulées au cours de la vie que d’un instantané alimentaire réalisé à partir de 45 ans.

Les chercheurs ont utilisé les données de la Canadian Longitudinal Study on Aging. Toutes les participantes avaient au moins 45 ans et n’étaient pas ménopausées au début du suivi. Leur alimentation a été évaluée une fois à l’aide d’un questionnaire court, puis analysée selon deux indicateurs : la fréquence de consommation d’aliments ultra-transformés, classés avec le système Nova, et le PURE Healthy Diet Score, un score de qualité alimentaire allant de 0 à 28.

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Au cours d’un suivi moyen de 4,08 ans, 1 148 participantes ont atteint une ménopause naturelle. Avant ajustement, un meilleur score alimentaire était associé à un délai légèrement plus court avant la ménopause, tandis que la consommation d’aliments ultra-transformés ne montrait pas de lien significatif.

Cette association initiale a disparu après prise en compte de facteurs sociodémographiques, du mode de vie et de l’histoire reproductive. Après ajustement, la consommation d’aliments ultra-transformés présentait un rapport de risque de 1,024, avec un intervalle de confiance à 95 % allant de 0,977 à 1,073. Pour le score d’alimentation saine, le rapport de risque était de 1,006, avec un intervalle de 0,986 à 1,025. Dans les deux cas, les intervalles englobaient 1, ce qui ne permet pas de retenir une association statistiquement indépendante avec le moment de la ménopause.

Les résultats ne signifient pas que l’alimentation n’a aucun rôle dans la santé des femmes à cette période. L’étude répond à une question beaucoup plus précise : savoir si les habitudes alimentaires mesurées une seule fois en milieu de vie sont liées à la date de survenue de la ménopause naturelle. Elle ne mesure ni l’effet du régime sur les symptômes de la ménopause, ni ses conséquences sur la santé cardiovasculaire, osseuse ou métabolique. Son caractère observationnel ne permet pas non plus d’établir un lien de cause à effet.

Un instantané alimentaire tardif dans le parcours de vie

La principale limite tient à la mesure de l’alimentation, réalisée une seule fois chez des participantes déjà âgées d’au moins 45 ans. Un tel questionnaire ne reconstitue pas les habitudes des décennies précédentes. Les auteurs estiment ainsi que des expositions plus anciennes, ainsi que des facteurs génétiques, reproductifs et liés au mode de vie, pourraient peser davantage sur l’âge de la ménopause que l’alimentation observée à ce stade de la vie.

Ce résultat ne modifie pas les recommandations de santé pendant et après la transition ménopausique. Le National Institute on Aging recommande notamment une alimentation équilibrée, un apport suffisant en calcium et en vitamine D, l’activité physique, le maintien d’un poids adapté et l’arrêt du tabac afin de réduire certains risques cardiovasculaires et osseux. Une autre étude récente rapportée par BeNews a également examiné les effets de l’exercice aérobique après la ménopause.

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