L’Inde veut préciser les critères qui permettront de limiter la vente et la promotion d’aliments trop gras, trop sucrés ou trop salés dans les écoles et dans un rayon de 50 mètres autour de leurs portes. Publié le 7 août par l’Autorité indienne de sécurité alimentaire (FSSAI), le projet d’amendement reste soumis à consultation et ne constitue pas encore une règle définitive.
Le texte considère comme riches en graisse ajoutée les aliments solides dépassant 4,2 grammes pour 100 grammes et les boissons dépassant 1,5 gramme pour 100 millilitres. Les seuils proposés sont de 3 grammes de sucre ajouté pour 100 grammes dans les produits solides, 2 grammes pour 100 millilitres dans les liquides, et de 0,625 gramme de sel pour 100 grammes dans les aliments solides.
Ces valeurs doivent rendre applicables les règles adoptées en 2020, qui demandent déjà aux autorités locales d’empêcher la vente, la publicité ou la distribution gratuite de ces produits aux élèves dans les établissements et à proximité immédiate. Selon Reuters, la FSSAI recevra les observations du public jusqu’au 6 octobre, sans avoir fixé de calendrier pour l’entrée en vigueur du nouveau dispositif.
L’État du Maharashtra a déjà engagé l’application des règles existantes. Une ordonnance publiée fin juillet impose leur respect dans les écoles publiques et privées, tandis que la Haute Cour de Bombay a rejeté en août le recours d’un exploitant de cantine opposé aux restrictions dans le périmètre de 50 mètres.
La mesure vise notamment les boissons sucrées, chips, confiseries et autres produits dépassant les seuils proposés, sans interdire tous les aliments emballés. Les commerces pourraient continuer à vendre des produits ne relevant pas de ces catégories, a indiqué à Reuters Rajit Punhani, directeur général de la FSSAI.
Le durcissement intervient alors que le nombre d’enfants et d’adolescents indiens de 5 à 19 ans en surpoids ou obèses est passé de 28 millions en 2015 à 41 millions en 2025, selon les données de la World Obesity Federation citées par Reuters.





