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dimanche 8 novembre 2026
Environnement · Côte d'Ivoire

À Bouaflé, plusieurs sites d’orpaillage illégal restent inoccupés après deux mois d’opérations

Le comité départemental n’a constaté aucune réoccupation à Lagrikro et Pangbankouamékro. Les autorités maintiennent les patrouilles et la veille communautaire.

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Pesée de l’or sur un site d’orpaillage en Côte d’Ivoire
Pesée de l’or sur un site d’orpaillage dans le nord de la Côte d’Ivoire en novembre 2013. Photo African Hope via Wikimedia Commons, CC BY-SA 4.0.

Plusieurs sites d’orpaillage illégal de Lagrikro et Pangbankouamékro, dans la sous-préfecture de Pakouabo près de Bouaflé, sont restés inoccupés après moins de deux mois d’actions de sensibilisation et de répression, a constaté jeudi 5 novembre une délégation conduite par le préfet de la Marahoué.

La mission dirigée par Gonbagui Gueu Georges devait évaluer les opérations menées avec les forces de défense et de sécurité, les autorités coutumières et les populations. Les interventions ont notamment permis de détruire des dragues et des concasseurs ainsi que de poursuivre les acheteurs d’or, selon les responsables locaux de la gendarmerie cités par l’Agence ivoirienne de presse.

Aucun des sites démantelés dans le département n’avait été réoccupé au moment de la visite, a déclaré le préfet. Les comités de veille, les chefs de village, les responsables de jeunesse et les propriétaires terriens participent à la surveillance et doivent signaler toute tentative de reprise.

Ces opérations s’inscrivent dans le dispositif arrêté le 17 septembre par le Conseil national de sécurité. Les préfets de région se sont engagés à éradiquer durablement l’orpaillage illégal dans leurs circonscriptions en six mois, avec un renforcement des brigades spécialisées, du renseignement territorial et des moyens de surveillance.

Le plan prévoit aussi 21 pelotons de sécurité fluviale pour contrôler les quatre grands fleuves du pays et leurs affluents. Un moratoire de six mois sur les nouvelles autorisations d’exploitation artisanale et semi-industrielle accompagne le durcissement annoncé des sanctions.

Entre 2021 et le premier semestre 2026, plus de 8 500 opérations de démantèlement ont été menées et 4 474 personnes déférées devant la justice, selon le ministère ivoirien de l’Environnement. Les pertes fiscales annuelles liées à l’orpaillage clandestin sont estimées entre 100 et 150 milliards de FCFA.

La réponse publique comprend également la restauration des sites dégradés et la réinsertion économique des orpailleurs ivoiriens. Des travaux à haute intensité de main-d’œuvre et l’intervention du Génie militaire doivent être mobilisés pour réhabiliter les terres et les cours d’eau affectés.

Le préfet de la Marahoué a annoncé un bilan concerté avec le Conseil national de sécurité et les autres préfets engagés dans la mission nationale. Cette évaluation doit mesurer les résultats obtenus et arrêter les mesures complémentaires nécessaires pour empêcher la réoccupation des sites.

Clarisse Biemi

Les articles publiés sous la signature Clarisse Biemi sur BeNews portent notamment sur les célébrités, le football et la musique.

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