La Commission nationale des frontières de Côte d’Ivoire a demandé vendredi 6 novembre à Yamoussoukro aux préfets réunis de 17 régions frontalières d’organiser une veille locale et une remontée rapide des incidents afin de renforcer la prévention des risques aux frontières.
Cette orientation a été arrêtée au terme d’un séminaire tenu les 5 et 6 novembre avec le Centre international pour le développement des politiques migratoires. La rencontre devait préparer l’application territoriale de la Politique nationale de gestion intégrée des frontières par les autorités préfectorales.
La première consigne porte sur la diffusion de cette politique auprès des services déconcentrés, des forces de sécurité, des collectivités, des autorités traditionnelles et des communautés frontalières. La CNFCI veut ainsi donner aux acteurs locaux un cadre commun pour identifier les risques et coordonner leurs réponses.
Les préfets sont aussi appelés à mettre en cohérence les initiatives conduites par les ministères et leurs partenaires. Cette coordination doit limiter les interventions dispersées et permettre aux administrations présentes dans les zones frontalières de partager les informations utiles.
La collecte des alertes reposera notamment sur des comités de veille et de sensibilisation créés ou actualisés sous l’impulsion des sous-préfets. Ces structures de proximité devront faire remonter les tensions et les incidents afin que la CNFCI puisse les analyser et orienter les services compétents.
La quatrième orientation concerne la coopération avec les pays voisins. Les autorités locales devront entretenir un dialogue régulier avec leurs homologues et inscrire ces échanges dans les mécanismes reconnus de coopération transfrontalière.
Le directeur général de l’Administration du territoire, Ibrahima Bayo, a demandé aux préfets de traduire ces orientations en actions adaptées à leurs circonscriptions. Il a rappelé que la gestion des espaces frontaliers concerne à la fois la sécurité, l’autorité de l’État, la protection des populations et les relations de bon voisinage.
Adoptée par le gouvernement le 12 juin 2024, la politique est coordonnée par la CNFCI. L’atelier a été cofinancé avec l’ICMPD dans le cadre du programme FMM 2, soutenu par l’Union européenne et le Danemark, et une feuille de route doit désormais organiser son déploiement dans les préfectures.





