Le ministère de la Femme, de la Famille et de l’Enfant et le Forum des ONG et Associations d’aide à l’enfance en difficulté ont lancé vendredi 6 novembre 2026 à Abidjan le projet PROCARE, destiné à renforcer la prise en charge des enfants victimes ou exposés aux violences, à l’exploitation et à la négligence dans les communautés cacaoyères ivoiriennes.
Selon le coordonnateur du projet, Cédric Gnondé, le dispositif doit améliorer la coordination entre les services publics, les organisations de la société civile et les entreprises de la filière. Il s’inscrit dans le renforcement du système national de gestion des cas et de l’information sur la protection de l’enfant engagé depuis septembre 2021.
Le programme repose sur cinq axes qui comprennent le renforcement des mécanismes communautaires, la formation des structures sociales, la coordination des interventions, le contrôle de la qualité des services et la création d’un protocole de référencement entre les acteurs privés et les services de l’État.
Les porteurs de PROCARE prévoient de mobiliser une centaine de travailleurs sociaux et une quarantaine de structures sociales. Cette organisation doit faciliter le signalement, l’orientation et le suivi des enfants identifiés dans les zones de production de cacao.
Barry Callebaut, partenaire du projet, a annoncé son soutien par la voix de son représentant Abdel Kacou. Le groupe a lié cet engagement à la protection des droits des enfants dans sa chaîne d’approvisionnement en cacao.
L’annuaire statistique 2025 du ministère fait état de 6 926 enfants pris en charge pour des violences, des négligences, des situations d’exploitation, des pratiques traditionnelles néfastes ou d’autres vulnérabilités. Parmi eux, 1 985 cas relevaient de violences, 4 081 de négligences et 181 d’exploitation.
Le document officiel indique que tous les enfants recensés ont reçu un accompagnement psychosocial. Il comptabilise aussi 2 312 soutiens médicaux et 1 241 prises en charge juridiques ou judiciaires.




