Cent un projets villageois financés à hauteur de plus de 742 millions de FCFA ont été suivis en 2026 autour du parc national de Taï, selon le bilan présenté les 4 et 5 novembre à San Pedro par la direction de zone Sud-Ouest de l’Office ivoirien des parcs et réserves.
Le portefeuille comprend 49 initiatives individuelles et 52 projets collectifs soutenus par la deuxième phase du Projet d’investissement forestier. Trente-sept nouvelles activités génératrices de revenus, principalement dans l’élevage et la pisciculture hors sol, ont également été validées en vue d’un financement.
À Bouaflé, plusieurs sites d’orpaillage illégal restent inoccupés après deux mois d’opérationsCes appuis doivent diversifier les revenus des communautés riveraines tout en associant davantage les habitants à la protection de la forêt. Une mission du projet menée du 7 au 13 octobre avait contrôlé plusieurs élevages à Krémoué, Konédougou, Glibeuadji, Krakro, Gnamangui et Botro 2 avec la participation de l’OIPR et de CARE International en Côte d’Ivoire.
À l’échelle nationale, le Projet d’investissement forestier indique avoir soutenu plus de 455 sous-projets et contribué à la création de plus de 10 500 emplois. Les 101 initiatives présentées à San Pedro correspondent au volet déployé auprès des villages riverains du parc de Taï.
Lancé en 2022 pour une durée de sept ans, le programme dispose d’un budget annoncé de 81 milliards de FCFA. Il intervient dans dix régions, trois agroforêts, seize forêts classées ainsi que quatre parcs nationaux et réserves, avec l’objectif de renforcer la couverture forestière ivoirienne d’ici 2030.
Le bilan présenté à San Pedro fait aussi état de 2,5 hectares de terres dégradées restaurés autour du parc et de 5 338 hectares couverts par des actions d’aménagement dans la réserve naturelle du Cavally. L’OIPR a maintenu la lutte contre l’orpaillage clandestin et les empiètements agricoles parmi ses priorités pour 2027.
Le parc national de Taï couvre 508 186 hectares dans les régions du Cavally, de la Nawa et de San Pedro. L’aire protégée est classée réserve de biosphère depuis 1978 et inscrite au patrimoine mondial de l’Unesco depuis 1982.




