Le ministère ivoirien de l’Environnement a ouvert jeudi 29 octobre 2026 à Abidjan un atelier de deux jours destiné à rendre opérationnelles trois annexes de la convention MARPOL sur les substances liquides nocives, les produits dangereux transportés en colis et les eaux usées des navires.
Les annexes visées organisent la prise en charge de trois catégories distinctes. La première concerne les eaux de nettoyage des citernes et les résidus contenant des substances liquides nocives, la deuxième les emballages ayant contenu des produits nuisibles et la troisième les eaux usées produites à bord.
La Direction des déchets industriels et substances chimiques indique que la Côte d’Ivoire applique déjà des dispositifs liés aux hydrocarbures et aux ordures des navires. Les annexes II, III et IV ne sont toutefois pas encore pleinement opérationnelles, malgré l’existence d’un cadre réglementaire national.
Réunis à Cocody-Riviera 3, les services maritimes, portuaires, douaniers et environnementaux doivent évaluer les moyens disponibles pour le contrôle, l’analyse, la réception, le transport et le traitement de ces déchets. Ils doivent également préciser les besoins en équipements et en formation ainsi que les critères de suivi des opérateurs privés.
L’enjeu concerne directement le principal port du pays. Les données du ministère des Transports font état de 2 595 navires accueillis au port d’Abidjan en 2024, contre 2 482 en 2023, soit une hausse de 4,55 %. Cette activité augmente les volumes potentiels de résidus de cargaison, d’eaux de lavage et d’eaux usées à gérer à terre.
Le ministère de l’Environnement a ouvert le 17 septembre les demandes d’agrément pour les entreprises souhaitant collecter, transporter ou traiter les déchets couverts par ces trois annexes. Les candidats doivent démontrer qu’ils disposent des capacités techniques, humaines, matérielles et réglementaires nécessaires.
L’Organisation maritime internationale présente MARPOL comme la principale convention mondiale contre les pollutions opérationnelles ou accidentelles causées par les navires. Elle encadre notamment quelque 250 substances liquides nocives, les marchandises dangereuses transportées en colis et les conditions de rejet des eaux usées.
Le ministère rappelle que cette démarche répond aussi à une recommandation formulée après un audit de l’Organisation maritime internationale en 2016. Les participants doivent arrêter une feuille de route pour le déploiement progressif du dispositif à la clôture des travaux vendredi 30 octobre.





