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vendredi 30 octobre 2026
Environnement · Côte d'Ivoire

La Côte d’Ivoire prépare la sécurisation de toutes ses forêts classées

Annoncé à Korhogo, le dispositif doit empêcher le retour des orpailleurs clandestins dans les espaces protégés et renforcer la coordination locale.

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Des travailleurs sur un site d’orpaillage dans le nord de la Côte d’Ivoire
Site d’orpaillage dans le nord de la Côte d’Ivoire. Photo African Hope, Wikimedia Commons, CC BY-SA 4.0.

La Côte d’Ivoire va mettre en place un plan de sécurisation de toutes ses forêts classées afin d’empêcher leur infiltration par des orpailleurs clandestins, a annoncé mercredi 28 octobre à Korhogo le ministre des Eaux et Forêts, Jacques Assahoré Konan.

Présentant la mesure devant les autorités administratives et militaires de la région du Poro, le ministre a demandé une coordination renforcée entre les préfets, les forces de défense et de sécurité, les services techniques et les communautés. Le dispositif doit protéger les espaces forestiers ainsi que les ressources en eau menacées par l’exploitation clandestine.

Les orientations exposées à Korhogo prévoient de recenser les sites actifs, abandonnés et exposés à une réoccupation. Elles doivent aussi permettre d’adapter les horaires et les modalités d’intervention aux pratiques des exploitants clandestins, dont certaines activités sont désormais menées de nuit selon les autorités locales.

Jacques Assahoré Konan a également demandé que les cas de complicité signalés soient sanctionnés conformément aux textes. Les organisateurs et les bailleurs de fonds des réseaux illégaux figurent parmi les acteurs visés par le renforcement des opérations.

Le préfet de la région du Poro, Karim Diarrassouba, a insisté sur la prévention de nouvelles excavations plutôt que sur la seule fermeture des trous déjà ouverts. Il a plaidé pour une circulation plus rapide des alertes et une mobilisation des communautés autour des zones à risque.

Le ministre a par ailleurs affirmé que la turbidité avait baissé dans certains cours d’eau, un constat présenté comme un signe d’amélioration. Aucun indicateur chiffré ni périmètre précis n’a toutefois été communiqué lors de la rencontre.

Cette annonce prolonge la feuille de route fixée le 19 septembre à Bouaké aux directions régionales des Eaux et Forêts. Chacune doit définir pour six mois les sites prioritaires, les forêts classées concernées, les cours d’eau menacés, les opérations à conduire et les moyens nécessaires.

Le ministère avait aussi remis le 1er octobre 390 équipements à ses services, dont 145 motos, 31 tricycles, 14 véhicules de terrain, 60 appareils GPS et 140 casques. Cette dotation doit soutenir les patrouilles et la surveillance géolocalisée dans les zones forestières.

Murielle Gnahoré

Les articles publiés sous la signature Murielle Gnahoré sur BeNews portent notamment sur les célébrités, la musique et le football.

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