La Côte d’Ivoire et le Ghana ont retenu, lors d’une réunion tenue du 21 au 23 octobre 2026 à Grand-Bassam, une première liste de produits pour tester la reconnaissance mutuelle de leurs certificats d’inspection, a annoncé la CEDEAO lundi 26 octobre.
Les délégations ont également validé un plan d’action destiné à préparer la mise en œuvre du dispositif. La CEDEAO n’a toutefois publié ni la liste des produits concernés, ni la date à laquelle les premiers certificats pourront être reconnus à la frontière.
Le mécanisme vise à éviter qu’une marchandise déjà inspectée dans un pays subisse inutilement des vérifications équivalentes dans l’autre. Les gains attendus portent sur les délais et les coûts de conformité, sans supprimer les exigences relatives à la qualité, à la sécurité des produits et aux compétences réglementaires des États.
Cette phase bilatérale s’appuie sur un accord de reconnaissance mutuelle approuvé par les ministres du Commerce et de l’Industrie de la CEDEAO le 16 mai 2025 à Abuja. Elle doit traduire ce cadre régional en procédures applicables entre les deux pays voisins.
Les participants ont convenu d’utiliser les procédures harmonisées d’inspection de la CEDEAO ainsi que les règles sanitaires et phytosanitaires régionales. Ces références communes doivent permettre aux services concernés d’évaluer les certificats selon des critères partagés.
Les recommandations adoptées prévoient la désignation des autorités compétentes, la création d’un comité technique de gestion, le renforcement des organismes d’inspection et la réactivation du comité de gestion transfrontalière. Les consultations nationales doivent se poursuivre avant l’entrée en service effective du pilote.
TradeMark Africa, partenaire technique de la CEDEAO, mène depuis 2024 un programme de facilitation des échanges sur le corridor Abidjan-Lagos. Le projet associe notamment la Côte d’Ivoire, le Ghana, le Togo, le Bénin et le Nigeria autour de l’harmonisation des procédures commerciales et du renforcement des postes-frontières.
La CEDEAO présente l’expérimentation ivoiro-ghanéenne comme une étape vers une reconnaissance plus large des certificats sur ce corridor. Son extension dépendra des résultats du pilote et des décisions prises par les autres États concernés.





