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mercredi 28 octobre 2026
Économie · Côte d'Ivoire

En Côte d’Ivoire, la TVA sur les aliments pour animaux doit passer à zéro en 2027

Le taux avait été ramené de 18 à 9 % en janvier. Le retour à l’exonération doit encore être confirmé par les textes fiscaux de 2027.

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Troupeau bovin N’Dama en Afrique de l’Ouest
Bovins N’Dama en Afrique de l’Ouest. Les marques rondes sont des marques d’élevage. Photo d’archive. Crédit ILRI, Wikimedia Commons, CC BY 2.0.

Le ministre ivoirien des Ressources animales et halieutiques, Sidi Tiémoko Touré, a annoncé lundi 26 octobre 2026 à Abidjan que la TVA appliquée aux aliments pour animaux et aux intrants servant à leur fabrication serait ramenée de 9 % à 0 % en 2027, une mesure destinée à alléger les coûts de l’élevage.

L’annonce ne signifie pas que l’exonération est déjà entrée en vigueur. Le ministre l’a présentée comme une mesure applicable en 2027, alors que la réglementation publiée par la Direction générale des impôts maintient actuellement un taux réduit de 9 % sur les produits concernés.

Ces aliments et intrants étaient exonérés jusqu’à la fin de 2025. L’annexe fiscale à la loi de finances 2026 a supprimé cet avantage et les a soumis au taux normal de 18 %, avant qu’une ordonnance du 7 janvier ne ramène la taxe à 9 %. La DGI a fixé l’entrée en vigueur de ce taux réduit au 17 janvier 2026.

Le retour annoncé à un taux nul concerne les aliments destinés au bétail et aux animaux de basse-cour ainsi que les intrants utilisés pour les fabriquer. Sidi Tiémoko Touré a indiqué que l’alimentation représente plus de 60 % des dépenses engagées dans l’élevage, ce qui fait de la fiscalité sur ces produits un enjeu direct pour les fabricants et les producteurs.

Cette nouvelle orientation intervient après plusieurs mois d’échanges entre les acteurs de la filière et le gouvernement. Une semaine avant l’annonce, le ministère avait encore réuni les administrations, les professionnels de l’aquaculture et l’Agence japonaise de coopération internationale afin d’examiner les exonérations de TVA, de droits de douane et de taxes d’entrée susceptibles de réduire les coûts des intrants.

La suppression de la taxe peut diminuer une partie des charges de production, mais elle ne suffit pas à garantir une baisse automatique des prix de la viande, des œufs ou du lait. Leur évolution dépend aussi du coût des matières premières, du transport, de l’énergie et de la répercussion effective de l’allègement fiscal dans la chaîne de distribution.

Le ministère inscrit cette mesure dans son objectif de porter à 75 % la couverture des besoins nationaux en ressources animales et halieutiques d’ici à 2030. Aucune date plus précise que 2027 n’a été communiquée pour le passage à 0 %, qui devra être confirmé par les textes fiscaux applicables au nouvel exercice.

Nadège Boli

Les articles publiés sous la signature Nadège Boli sur BeNews portent notamment sur les célébrités, le football et la musique.

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