Au moins 62 personnes ont été tuées dans l’attaque du village de Binnari, dans l’État de Taraba, au nord-est du Nigeria, a annoncé mardi 27 octobre l’agence nationale de gestion des urgences. Des hommes armés avaient pris d’assaut cette localité de la zone de Karim-Lamido vendredi après-midi.
L’attaque a également fait 52 blessés et contraint des milliers d’habitants à quitter leurs foyers, selon Ladan Ayuba, responsable de l’agence nationale de gestion des urgences dans l’État de Taraba. Les opérations de secours et de récupération se poursuivaient mardi dans la zone.
Les équipes ont récupéré 52 corps, dont 15 dans le fleuve Bénoué, d’après les responsables de l’agence cités par Associated Press. La police de Taraba a précisé que le bilan n’était pas définitif, d’autres victimes étant encore recherchées.
Un premier bilan communiqué samedi faisait état d’au moins 40 morts. Reuters avait alors rapporté qu’une importante troupe d’hommes armés avait ouvert le feu sur le village, tandis que la police recensait initialement dix victimes avant la découverte de nouveaux corps.
Les assaillants ont tiré de manière soutenue et pillé des denrées dans des commerces, selon un communiqué de la police cité par Reuters. Les autorités les décrivent comme des membres de groupes criminels couramment appelés bandits dans le nord du pays.
Isa Sanusi, directeur d’Amnesty International Nigeria, a déclaré que des habitants avaient été pourchassés en direction du fleuve. Plusieurs personnes se sont jetées à l’eau pour tenter d’échapper aux hommes armés, ce qui explique la récupération de corps dans le Bénoué.
Les bandes armées multiplient les attaques contre des villages du nord du Nigeria, où elles enlèvent aussi des habitants contre rançon et volent du bétail. La région reste parallèlement confrontée aux violences de groupes jihadistes, notamment Boko Haram et la branche ouest-africaine de l’organisation État islamique.





