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mardi 27 octobre 2026
Sécurité · Niger

Niamey accuse le Tchad d’une frappe de drone avec l’appui de la France

Le gouvernement nigérien affirme que deux civils ont été tués dans une frappe venue du Tchad et annonce des saisines internationales, sans publier ses éléments techniques.

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Vue aérienne de la ville d’Agadez dans le nord du Niger
Vue aérienne d’Agadez, dans le nord du Niger, en septembre 2019. Photo d’archive de Vincent van Zeijst, Wikimedia Commons, CC BY-SA 4.0. Image recadrée et convertie en WebP.

Le gouvernement nigérien a accusé lundi 26 octobre le Tchad d’avoir mené deux jours plus tôt une frappe de drone dans la région d’Agadez, dans le nord du Niger, avec l’appui de la France. Selon le communiqué lu sur la télévision publique Télé Sahel, deux civils ont été tués, plusieurs autres blessés et des véhicules endommagés dans la zone d’Émiloulou.

Niamey a annoncé la convocation de l’ambassadeur du Tchad pour lui remettre une protestation officielle. Les autorités nigériennes disent également vouloir saisir le Conseil de sécurité des Nations unies et le Conseil de paix et de sécurité de l’Union africaine, tout en demandant l’ouverture d’une enquête internationale indépendante.

La frappe présumée se serait produite samedi 24 octobre vers une heure du matin. Le gouvernement affirme que des investigations menées par les forces de défense et de sécurité avec les autorités judiciaires ont permis d’en déterminer l’origine à partir d’éléments matériels et techniques concordants.

Ces éléments n’ont toutefois pas été rendus publics. Les accusations visant le Tchad et la France n’ont pas pu être vérifiées de manière indépendante, selon les médias qui ont relayé le communiqué. Niamey assure qu’il transmettra ses éléments aux instances internationales qu’il prévoit de saisir.

Le gouvernement nigérien qualifie les faits allégués de violation de sa souveraineté et tient le Tchad pour responsable de leurs conséquences. Il réclame l’arrêt de toute action hostile et la réparation des préjudices, tout en affirmant ne pas rechercher l’affrontement avec son voisin.

Les autorités ont également annoncé un renforcement de la surveillance de l’espace aérien et des zones frontalières. Elles invoquent le droit de légitime défense prévu par la Charte des Nations unies et appellent la population au calme et à la vigilance.

Cette accusation intervient dans un contexte de tensions persistantes entre Niamey, N’Djamena et Paris. Début septembre, le gouvernement nigérien avait déjà mis en cause la France et évoqué une possible intervention depuis le territoire tchadien lors d’une tentative de déstabilisation présumée. Le Tchad et la France ont, de leur côté, relancé leur coopération militaire le 13 octobre à Paris.

Clarisse Biemi

Les articles publiés sous la signature Clarisse Biemi sur BeNews portent notamment sur les célébrités, le football et la musique.

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