Le président sud-africain Cyril Ramaphosa a annoncé mardi 27 octobre le déploiement de 510 militaires au KwaZulu-Natal pour appuyer la police face aux violences liées aux mobilisations anti-migrants. L’opération intervient dans un climat de tension après un arrêt de la Cour constitutionnelle sur l’accès à la procédure d’asile.
La présidence a précisé que la mission s’étend du 9 octobre au 30 novembre 2026 et représente un coût estimé à 34 082 720 rands. Les soldats sont mobilisés dans le cadre de l’opération Prosper afin d’aider les forces de l’ordre à maintenir l’ordre public.
Selon les autorités, les troubles récents ont été nourris par de fausses informations sur la portée de la décision rendue le 7 juillet par la Cour constitutionnelle. Cet arrêt a supprimé des obstacles administratifs qui empêchaient certains étrangers d’introduire une demande d’asile, sans leur accorder automatiquement un statut de réfugié.
Une province marquée par plusieurs épisodes violents
Le KwaZulu-Natal, dont Durban est la principale ville, a connu plusieurs incidents au cours du mois d’octobre. Le 8 octobre, des véhicules ont été incendiés et des commerces pillés à Durban et à Soweto lors de manifestations hostiles aux étrangers, tandis que des arrestations ont été annoncées par la police.
Le 22 octobre, un ressortissant étranger aurait également été battu à mort par une foule à Durban, selon des informations rapportées par Reuters. L’enquête policière doit encore établir les circonstances exactes de cette agression.
Les autorités sud-africaines avaient annoncé plus tôt en octobre l’arrestation de 30 personnes, dont 25 au KwaZulu-Natal et cinq dans la province de Gauteng. Le gouvernement affirme que le déploiement militaire restera placé sous la conduite de la police et limité à la période autorisée.




