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dimanche 8 novembre 2026
Économie · Côte d'Ivoire

Le caoutchouc ivoirien atteint 2 millions de tonnes et se hisse au deuxième rang mondial

La production a été multipliée par douze en vingt ans. La filière veut désormais renforcer la qualité, la traçabilité et la transformation locale.

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Récolte de latex sur un hévéa en Côte d’Ivoire
Récolte de latex sur un hévéa en Côte d’Ivoire. Photo Houaito Affo Daniel via Wikimedia Commons, CC BY-SA 4.0.

La production ivoirienne de caoutchouc naturel a atteint environ deux millions de tonnes en 2025, a annoncé vendredi 6 novembre à Abidjan l’Association des professionnels du caoutchouc naturel de Côte d’Ivoire. Cette hausse place désormais le pays au deuxième rang mondial derrière la Thaïlande, selon l’interprofession.

Le volume avait avoisiné 1,8 million de tonnes en 2024. L’APROMAC prévoit une production stable en 2026 afin de concentrer les efforts sur la qualité du caoutchouc, a déclaré son président Charles-Emmanuel Yacé à Reuters en marge des Journées du caoutchouc naturel organisées à Abidjan.

En vingt ans, la production est passée de 164 138 tonnes en 2005 à près de deux millions de tonnes en 2025, soit une multiplication par douze. La filière compte 180 000 producteurs villageois et la Côte d’Ivoire demeure le premier producteur africain.

Les exportations ont représenté près de 1 900 milliards de FCFA en 2025, dont plus de 700 milliards de FCFA versés aux petits producteurs, selon les chiffres présentés par le ministre de l’Agriculture Bruno Nabagné Koné. Plus de 1,5 million de personnes vivent de cette activité.

L’essor de la production s’accompagne d’une montée des capacités industrielles. Le pays dispose d’une cinquantaine d’usines de première transformation dont la capacité cumulée dépasse deux millions de tonnes, d’après les données communiquées par l’APROMAC.

La filière doit répondre à des exigences accrues de traçabilité et de durabilité. Sur 337 467 plantations identifiées, 99,14 % ont été géoréférencées, a indiqué l’interprofession, qui prépare aussi un label pour le caoutchouc ivoirien.

Le gouvernement veut désormais développer les deuxième et troisième transformations afin de fabriquer davantage de pneumatiques, de semelles, de gants et de pièces techniques en Côte d’Ivoire. Une académie des métiers de l’hévéa figure également parmi les projets annoncés.

Bruno Nabagné Koné a estimé que le marché mondial pourrait afficher en 2026 un déficit d’environ 400 000 tonnes pour la sixième année consécutive. Il a appelé la filière à préserver la qualité de la production tout en anticipant la volatilité des cours.

Sékou Sangaré

Les articles publiés sous la signature Sékou Sangaré sur BeNews portent notamment sur le football, les célébrités et le spectacle.

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