La Côte d’Ivoire a maintenu mardi 3 novembre à Abidjan le prix d’achat du coton graine de premier choix à 310 FCFA le kilogramme pour la campagne 2026-2027, a annoncé le ministre de l’Agriculture, du Développement rural et des Productions vivrières, Bruno Nabagné Koné. Le second choix reste fixé à 285 FCFA le kilogramme.
Le gouvernement vise une production supérieure à 352 000 tonnes et prévoit un appui de 29,3 milliards de FCFA à la filière. Le ministre a reconnu une diminution du nombre de producteurs et un découragement parmi les exploitants, tout en appelant à agir simultanément sur le prix d’achat et sur les rendements.
La période de tolérance pour les anciens paquets de cigarettes s’achève en Côte d’IvoireLe tarif de 310 FCFA est ainsi reconduit pour une troisième campagne consécutive. Il avait déjà été appliqué en 2024-2025 puis en 2025-2026, tandis que le coton de second choix était payé 285 FCFA le kilogramme sur la même période.
L’effort financier annoncé progresse de 4 milliards de FCFA par rapport aux 25,3 milliards mobilisés pour la campagne précédente, soit une hausse d’environ 15,8 %. Cette enveloppe avait notamment servi à soutenir le prix payé aux producteurs et à contenir le coût des intrants.
Le volume présenté mardi par le gouvernement reste inférieur à l’objectif de 400 000 tonnes évoqué en juillet par l’Association professionnelle des sociétés cotonnières de Côte d’Ivoire. La récolte 2025-2026 s’était finalement établie à 310 398 tonnes, selon les chiffres de l’interprofession, ce qui signifie que le nouveau seuil gouvernemental suppose une progression d’au moins 13 %.
La campagne précédente avait été marquée par une contraction du nombre d’exploitants, passé de 99 793 à 79 979 en un an, ainsi que par une baisse de 18,7 % des superficies cultivées. Le rendement avait toutefois progressé de 871 kilogrammes à 1,14 tonne par hectare.
La filière demeure loin de son sommet récent. La Côte d’Ivoire avait produit près de 560 000 tonnes de coton graine en 2020-2021, avant la crise des jassides de 2022-2023 et plusieurs campagnes affectées par les conditions climatiques et la hausse des coûts de production.




