La production aquacole ivoirienne a progressé de près de 118 % entre 2022 et 2025, passant de 7 056 à 15 363 tonnes, selon les résultats du programme FISH4ACP présentés vendredi 6 novembre 2026 à Abidjan.
Le tilapia représente près de 74 % de cette production nationale. La Côte d’Ivoire en produit plus de 11 000 tonnes par an, alors que la demande intérieure dépasse 45 000 tonnes, ce qui maintient un écart important entre l’offre locale et les besoins du marché.
Mis en œuvre par l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture, FISH4ACP intervient sur la structuration de la filière, l’accès au financement et la modernisation des exploitations. Le programme est financé par l’Union européenne et le ministère fédéral allemand de la Coopération économique et du Développement.
Au total, 44 coopératives regroupant 1 236 pisciculteurs ont été accompagnées et neuf unions régionales ont été créées. Des fermes pilotes ont aussi servi à diffuser de meilleures pratiques d’élevage et à améliorer les performances des exploitations.
Le dispositif a également soutenu les écloseries, l’amélioration génétique du tilapia, la gouvernance de la filière ainsi que les mécanismes de biosécurité et de surveillance sanitaire. La FAO avait déjà appuyé des solutions d’aliments locaux, une plateforme de commercialisation et des outils destinés à faciliter le financement des pisciculteurs.
Le représentant de la FAO en Côte d’Ivoire, Joseph Nyemah, a appelé les investisseurs à s’intéresser davantage à la pisciculture. Gourominan Assoumani, directeur de cabinet du ministère des Ressources animales et halieutiques, a pour sa part réaffirmé l’objectif de construire une aquaculture plus compétitive, structurée et créatrice d’emplois.
Initialement prévu de 2020 à 2024, FISH4ACP a été prolongé jusqu’en décembre 2026. Le programme est une initiative de l’Organisation des États d’Afrique, des Caraïbes et du Pacifique mise en œuvre par la FAO.





