L’Université Alassane Ouattara de Bouaké accueillera du 2 au 4 novembre 2026 un colloque international consacré aux réponses agricoles face au changement climatique et à l’intelligence artificielle, avec environ 120 communications annoncées.
Cette première édition est organisée par le Centre de recherche pour le développement de l’UAO, le Centre national de recherche agronomique et AfricaRice. Elle doit réunir des enseignants-chercheurs, des décideurs, des étudiants et des acteurs du monde rural venus de plusieurs pays.
Les travaux porteront sur quatre ensembles de questions. Les participants examineront les politiques agricoles et le développement durable, le financement et l’inclusion financière, le foncier rural ainsi que les pratiques agricoles liées à l’intelligence artificielle et aux innovations numériques.
Les organisateurs ont indiqué lors d’une conférence de presse tenue le 31 octobre que les communications provenaient notamment de France, du Maroc et de plusieurs pays d’Afrique de l’Ouest et centrale. Des producteurs, transformateurs et commerçants doivent également participer aux échanges.
L’accès au crédit des petites exploitations et la sécurisation du foncier occuperont une place centrale. Le comité d’organisation veut rapprocher les recherches menées dans les laboratoires des difficultés rencontrées par les producteurs, au lieu de limiter les débats aux seuls usages technologiques.
Le CNRA attend des travaux une feuille de route commune avec l’UAO et AfricaRice. Ce document doit préciser les modalités de conception et de mise en œuvre de projets destinés à répondre aux contraintes de production, de financement et de gestion durable des terres.
La rencontre se tiendra alors que la Côte d’Ivoire doit aussi accueillir du 4 au 6 novembre la 34e session ordinaire du Conseil des ministres d’AfricaRice. L’organisation annonce la participation de 28 ministres de ses pays membres et des responsables des systèmes nationaux de recherche agricole.
La feuille de route du colloque de Bouaké doit être présentée au terme des travaux le 4 novembre et servir de base à de futurs projets conjoints entre les trois institutions organisatrices.





