Le Burkina Faso prévoit de déployer la carbétocine thermostable dans ses formations sanitaires afin de renforcer la prévention des hémorragies après l’accouchement. Des sacs destinés à mesurer plus précisément les pertes de sang doivent également être introduits.
L’annonce a été présentée lors des 9es Journées régionales de gynécologie-obstétrique, ouvertes le 24 septembre à Ziniaré. Selon le compte rendu de LeFaso.net, ces rencontres réunissent jusqu’au 26 septembre gynécologues, médecins, sages-femmes et autres professionnels autour de la détection et de la prise en charge rapides de ces saignements.
La carbétocine est un médicament administré pour aider l’utérus à se contracter et prévenir certaines hémorragies du post-partum. Sa formulation thermostable présente un intérêt particulier dans les structures où la chaîne du froid est difficile à maintenir, contrairement à l’ocytocine qui doit être conservée à basse température.
Les recommandations de l’Organisation mondiale de la santé incluent la carbétocine parmi les médicaments utérotoniques utilisables pour prévenir ces hémorragies. L’OMS encadre toutefois son emploi selon les ressources disponibles, la qualité de l’oxytocine et le coût des différentes options.
Les sacs de mesure annoncés doivent, de leur côté, permettre au personnel soignant d’évaluer plus rapidement la quantité de sang perdue après l’accouchement. Le professeur Charlemagne Ouédraogo, président de la Société des gynécologues et obstétriciens du Burkina, a aussi insisté sur le mentorat des agents travaillant dans les formations sanitaires périphériques.
Les professionnels réunis à Ziniaré veulent désormais transformer les recommandations scientifiques en pratiques appliquées sur le terrain. Le calendrier précis du déploiement de la carbétocine et des sacs de mesure n’a pas encore été communiqué.





