À l’occasion de la Journée mondiale Alzheimer, ce lundi 21 septembre, les recommandations actualisées de l’Organisation mondiale de la Santé remettent la réduction des risques au premier plan : jusqu’à 45 % du risque de démence pourrait être évité ou retardé en agissant sur des facteurs modifiables tout au long de la vie. Ce chiffre ne signifie pas qu’une personne peut garantir qu’elle n’aura pas de démence, mais qu’une part importante du risque observé dans la population est associée à des facteurs sur lesquels il est possible d’agir.
Dans ses lignes directrices publiées le 15 juillet 2026, l’OMS cite notamment le tabagisme, la consommation d’alcool, l’isolement social, l’inactivité physique, la pollution de l’air, l’hypertension et le diabète. L’organisation recommande d’augmenter l’activité physique, d’arrêter le tabac, de réduire la consommation d’alcool, d’adopter une alimentation saine et de maintenir des activités sociales et cognitives.
La prise en charge de l’hypertension, du diabète et de l’excès de cholestérol fait également partie des leviers retenus. Des aides auditives peuvent être proposées lorsqu’elles sont indiquées, tandis que la réduction de l’exposition à la pollution de l’air figure désormais parmi les recommandations actualisées.
La démence n’est pas une conséquence inévitable du vieillissement. Selon l’OMS, 57 millions de personnes vivaient avec une démence dans le monde en 2021 et près de 10 millions de nouveaux cas surviennent chaque année. La maladie d’Alzheimer en est la forme la plus fréquente et représenterait entre 60 % et 70 % des cas.
Les femmes sont particulièrement concernées par le poids de la maladie. L’OMS indique qu’elles sont touchées de manière disproportionnée, directement comme indirectement, et qu’elles assurent environ 70 % des heures de soins consacrées aux personnes atteintes de démence. La Journée mondiale Alzheimer est organisée chaque 21 septembre par Alzheimer’s Disease International, qui lance cette année son rapport mondial consacré aux essais cliniques sur la démence.
Ce qui peut réellement réduire le risque
Les recommandations de l’OMS privilégient des mesures qui s’inscrivent dans la durée : activité physique régulière, alimentation équilibrée, arrêt du tabac, consommation d’alcool limitée, maintien des liens sociaux et stimulation cognitive, auxquels s’ajoute le suivi des facteurs cardiovasculaires et métaboliques. Elles ne constituent pas un traitement de la maladie d’Alzheimer et ne permettent pas de prédire le risque individuel avec certitude.
L’OMS ne recommande pas la prise de vitamines B ou E, d’oméga-3, d’acides gras polyinsaturés ou de multivitamines et minéraux dans le seul but de prévenir le déclin cognitif ou la démence lorsqu’aucune carence n’a été diagnostiquée. Elle estime que les preuves disponibles ne montrent pas un bénéfice suffisant pour justifier cette supplémentation à titre préventif.





