Un test simple, fondé sur l’analyse de cellules recueillies dans l’urine et le liquide vaginal, pourrait aider à mieux orienter les femmes présentant des saignements après la ménopause. Une étude britannique suggère qu’il pourrait accélérer les examens chez les patientes les plus à risque, sans remplacer les méthodes diagnostiques actuelles.
Les chercheurs de l’Université de Manchester et du Manchester University NHS Foundation Trust ont étudié 1 864 femmes prises en charge dans sept hôpitaux du nord-ouest de l’Angleterre. Toutes ont fourni des échantillons avant de suivre le parcours habituel d’examens.
Une biopsie ou une intervention chirurgicale a confirmé un cancer de l’utérus chez 99 participantes, soit environ 5 % du groupe. Les cytologistes, qui ne connaissaient pas les diagnostics, ont repéré 80 de ces 99 cancers. Le test a également donné un résultat négatif correct chez 93 % des femmes qui n’avaient pas de cancer.
Un outil de triage, pas encore un diagnostic autonome
Les auteurs soulignent que cette performance ne permet pas encore d’écarter un cancer avec le seul nouveau test. L’objectif envisagé est plutôt de diriger rapidement les femmes les plus à risque vers une échographie interne, une biopsie ou une hystéroscopie, tout en évitant des examens invasifs immédiats à certaines patientes moins exposées.
L’étude comporte plusieurs limites. Les échantillons ont été analysés par des cytologistes hautement spécialisés, et les chercheurs ne savent pas encore si les mêmes résultats seraient obtenus dans la pratique courante. Le dispositif n’a pas non plus été évalué chez des femmes sans symptômes.
Les saignements après la ménopause doivent toujours être signalés à un professionnel de santé, même s’ils sont légers ou ne surviennent qu’une fois. Le NHS rappelle qu’ils sont le plus souvent liés à des causes bénignes, mais qu’ils peuvent aussi constituer un signe précoce de cancer de l’utérus.





