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Soins médicaux : une revue relève des traitements moins intensifs pour les femmes à profil comparable

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Une revue de la littérature publiée le 16 septembre 2026 dans PLOS One met en évidence un schéma récurrent dans plusieurs spécialités médicales : à caractéristiques cliniques comparables, les femmes sont moins souvent orientées vers des traitements invasifs ou intensifs que les hommes. Lorsqu’une prise en charge conservatrice est choisie, elles sont aussi moins souvent associées, dans les études examinées, à un traitement pharmacologique conforme aux recommandations.

Les chercheurs de l’Université de St Andrews ont passé au crible 1 112 publications avant d’en retenir 41 consacrées à des différences mesurables de prise en charge selon le sexe ou le genre. Parmi 38 séries rétrospectives de dossiers de patients, 33 ont retrouvé une différence significative entre femmes et hommes. Sur les 29 études ayant utilisé une analyse multivariée, 25 ont encore observé un écart après ajustement pour plusieurs facteurs.

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En cardiologie, les travaux recensés montrent notamment que les femmes atteintes d’infarctus, d’insuffisance cardiaque ou de tachycardie supraventriculaire étaient plus souvent traitées par médicaments que par des procédures telles qu’un pontage, une angioplastie avec pose de stent ou une ablation. Pour l’athérosclérose, les études retenues signalaient aussi une prescription moins fréquente de traitements hypolipémiants chez les femmes.

Des écarts qui ne vont pas tous dans le même sens

Le constat s’étend à d’autres domaines sans être uniforme. Dans les études sur la transplantation hépatique, les hommes étaient plus souvent greffés. En dialyse, les femmes passaient davantage de temps avec un cathéter veineux central avant un accès permanent. Chez des patients âgés étudiés au Canada, elles étaient moins souvent proposées pour une opération, tandis qu’en médecine d’urgence certaines études relevaient un recours moins fréquent aux opioïdes contre la douleur ou à la gestion ciblée de la température après un arrêt cardiaque.

Pour la maladie de Parkinson, les hommes étaient plus souvent adressés pour envisager une stimulation cérébrale profonde, mais aucune différence significative n’apparaissait ensuite dans la réalisation de la procédure parmi les patients déjà orientés. Les auteurs relèvent aussi des situations où l’écart était absent ou inversé : aucune différence significative n’était rapportée pour plusieurs prises en charge du diabète ou pour la thrombolyse après un AVC, tandis que les femmes atteintes de démence recevaient plus souvent un traitement dans l’étude concernée.

La revue ne permet pas d’attribuer automatiquement ces différences à une discrimination. Les auteurs écrivent qu’il n’est pas possible de déterminer, à partir de ces données, si les écarts observés relèvent d’inégalités de soins ou d’autres facteurs. La gravité de la maladie, les préférences des patients, les comorbidités, le contexte social ou la manière dont les décisions cliniques sont prises peuvent intervenir, et toutes les études n’ajustaient pas leurs résultats sur les mêmes variables.

La base scientifique présente d’autres limites : une grande partie des travaux sont rétrospectifs, les données proviennent majoritairement des États-Unis et la recherche documentaire a été limitée à deux bases biomédicales ainsi qu’aux études en anglais publiées entre 2018 et 2023. Les chercheurs soulignent donc que les résultats ne peuvent pas être transposés mécaniquement à tous les systèmes de santé.

La publication, intitulée Measured treatment differences between sexes and genders: A scoping review, est signée Miriam Veenhuizen et Andrew O’Malley. Dans la présentation de l’étude par l’Université de St Andrews, les chercheurs appellent surtout à vérifier que les choix thérapeutiques reposent sur les besoins cliniques plutôt que sur des présupposés.

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