Une alimentation globalement saine, qu’elle suive un modèle méditerranéen, nordique, DASH, MIND ou davantage végétal, est associée à un vieillissement biologique légèrement plus lent, selon une étude portant sur près de 7 500 adultes publiée dans Nature Communications. Les chercheurs ne concluent toutefois pas qu’un régime précis ralentit à lui seul le vieillissement.
L’équipe du Centre allemand pour les maladies neurodégénératives (DZNE) a analysé 6 470 participants de la Rhineland Study, à Bonn, puis vérifié les principaux résultats auprès de 1 034 personnes de la cohorte EPIC-Potsdam. Dix scores de qualité alimentaire ont été comparés, dont le régime méditerranéen, le régime nordique, DASH, MIND et plusieurs modèles à dominante végétale.
Le vieillissement biologique a été estimé à partir de modifications chimiques de l’ADN, appelées profils de méthylation. Les auteurs ont utilisé plusieurs « horloges épigénétiques » pour mesurer l’écart entre l’âge chronologique et certains marqueurs moléculaires. Dans les deux cohortes, une meilleure adhésion aux modèles considérés comme sains était généralement associée à une accélération épigénétique plus faible, avec des écarts modestes selon les scores.
Les analyses montrent aussi que les profils de méthylation différaient selon les modèles alimentaires, mais convergeaient largement vers des mécanismes biologiques communs. D’après le DZNE, plus de 70 % des voies biologiques concernées étaient partagées entre les différentes approches, notamment des processus liés à la structure cellulaire, à la signalisation et au métabolisme.
Le résultat principal ne désigne donc pas un menu unique comme supérieur à tous les autres. Les chercheurs soulignent plutôt qu’une alimentation de bonne qualité peut prendre plusieurs formes, ce qui laisse de la place aux habitudes culturelles, au budget et aux préférences alimentaires.
Cette étude reste observationnelle. Elle met en évidence des associations entre qualité de l’alimentation et marqueurs épigénétiques, mais ne permet pas de démontrer qu’un changement de régime provoque directement un ralentissement du vieillissement biologique. Les données proviennent en outre de deux cohortes allemandes, ce qui invite à vérifier ces résultats dans d’autres populations.
L’article scientifique, signé notamment par Juliana F. Tavares et Dan Liu, a été publié le 29 août 2026 et est également indexé dans PubMed. Le DZNE a présenté les résultats au public le 15 septembre.





