Une alimentation plus riche en fibres a été associée à une légère augmentation du sommeil profond et du sommeil paradoxal, ainsi qu’à une fréquence cardiaque nocturne plus basse, dans une étude publiée le 19 août 2026 dans Nature Health. Les chercheurs ont analysé 4 793 nuits combinant journaux alimentaires en temps réel et mesures des différentes phases du sommeil par objets connectés.
Dans cette analyse, une densité alimentaire plus élevée en fibres était associée à 0,59 point de pourcentage supplémentaire de sommeil profond et à 0,76 point de sommeil paradoxal, avec 1,35 point de sommeil léger en moins. La fréquence cardiaque nocturne moyenne était également inférieure de 1,14 battement par minute. Les écarts observés restent donc modestes, même lorsqu’ils sont statistiquement significatifs.
L’étude a été menée en conditions de vie courante, avec un dispositif statistique tenant compte de l’alimentation et du sommeil de la veille. Elle reste toutefois observationnelle : elle montre une association et ne permet pas d’affirmer que l’augmentation des fibres provoque à elle seule un meilleur sommeil. Les chercheurs et les spécialistes interrogés par Health.com soulignent que des essais randomisés seraient nécessaires pour confirmer un lien de cause à effet.
Les auteurs ont aussi observé qu’une plus grande diversité d’aliments végétaux et une consommation plus élevée d’aliments végétaux entiers étaient associées à une fréquence cardiaque nocturne plus basse. À l’inverse, la plupart des variations quotidiennes de macronutriments et de micronutriments étudiées n’ont pas montré d’association robuste après correction statistique.
Un signal retrouvé dans une autre étude
Une étude transversale publiée en septembre 2026 dans Scientific Reports, portant sur 1 904 adultes, va dans la même direction. Les personnes situées dans le tiers le plus élevé de consommation de fibres présentaient 35 % de chances en moins d’avoir une mauvaise qualité globale de sommeil que celles du tiers le plus faible. Là encore, la méthode ne permet pas d’établir une causalité.
Pour augmenter l’apport en fibres dans l’alimentation courante, le National Institute of Diabetes and Digestive and Kidney Diseases cite notamment les céréales complètes, les légumineuses comme les lentilles et les haricots, les fruits, les légumes et les noix. L’organisme recommande d’augmenter les fibres progressivement et de boire suffisamment de liquides afin de mieux les tolérer.





