Un aliment qui dépasse une date « à consommer de préférence avant » n’est pas automatiquement devenu impropre à la consommation. Cette mention renvoie d’abord à la qualité du produit. À l’inverse, certaines réglementations utilisent une date limite de consommation pour signaler une échéance liée à la sécurité des aliments très périssables.
Cette distinction a été remise en avant le 10 septembre 2026 par Better Homes & Gardens, dans un article consacré aux dates figurant sur les emballages. Le principe est également détaillé par l’Autorité européenne de sécurité des aliments (EFSA) : dans l’Union européenne, la mention « à consommer de préférence avant » concerne la qualité, tandis que « à consommer jusqu’au » concerne la sécurité. Un aliment portant cette seconde mention ne doit pas être consommé après la date indiquée, même s’il semble normal.
Les mots employés sur l’étiquette doivent cependant être lus dans leur contexte réglementaire. Aux États-Unis, le département de l’Agriculture (USDA) précise que la plupart des mentions « best if used by », « sell-by » ou « use-by » sont principalement des indications de qualité et non des dates de sécurité, l’exception fédérale la plus nette concernant les préparations pour nourrissons. Il ne faut donc pas transposer automatiquement le sens d’une formule d’un pays à un autre.
Les conditions de conservation restent déterminantes. L’EFSA rappelle qu’un produit peut nécessiter une durée de consommation plus courte après ouverture et que les instructions de température, de réfrigération ou de congélation doivent être respectées. Un aliment mal conservé peut devenir dangereux avant la date affichée sur son emballage.
Pour les produits associés à une date de durabilité minimale, comme de nombreuses pâtes, conserves, céréales ou snacks, dépasser la date peut surtout se traduire par une perte de goût, de texture ou de fraîcheur lorsque le stockage a été correct. Pour une véritable date limite de consommation liée à la sécurité, l’apparence ou l’odeur ne suffisent pas à écarter un risque microbiologique.
La confusion autour de ces mentions alimente aussi le gaspillage. La Commission européenne estime qu’une part pouvant atteindre 10 % du gaspillage alimentaire dans l’Union européenne est liée à la mauvaise compréhension des dates. La première vérification consiste donc à lire la formule complète figurant sur le paquet, puis les conditions de conservation et les indications applicables après ouverture.





