La marche quotidienne est une porte d’entrée simple vers l’activité physique, mais elle ne couvre pas forcément à elle seule tous les repères recommandés lorsqu’elle constitue l’unique exercice de la semaine. Une étude américaine publiée le 1er avril 2026 dans PLOS One montre surtout que les personnes qui déclarent marcher comme activité de loisir atteignent moins souvent à la fois les objectifs d’endurance et de renforcement musculaire.
Les chercheurs ont analysé les réponses de 396 261 adultes au questionnaire américain BRFSS de 2019. La marche était l’activité de loisir la plus fréquente, citée par 44,1 % des répondants. Parmi les adultes qui marchaient, environ un quart atteignait simultanément les repères aérobie et de renforcement, tandis qu’environ 22 % n’atteignaient aucun des deux.
Ces chiffres ne signifient pas que marcher serait inefficace pour la santé. L’étude est observationnelle, repose sur des déclarations et porte sur l’activité de loisir aux États-Unis. Elle met en évidence une association entre le type d’activité pratiqué et le respect des recommandations, sans démontrer qu’un type d’exercice serait à lui seul la cause des écarts observés.
L’Organisation mondiale de la santé recommande aux adultes de cumuler 150 à 300 minutes d’activité aérobie d’intensité modérée par semaine, ou 75 à 150 minutes d’activité vigoureuse, et d’ajouter des activités de renforcement des grands groupes musculaires au moins deux jours par semaine.
La marche d’un bon pas peut contribuer à la partie aérobie de cet objectif. Le CDC américain cite par exemple 150 minutes de marche soutenue par semaine, soit environ 30 minutes cinq jours sur sept, auxquelles s’ajoutent au moins deux jours d’activités de renforcement musculaire.
Comment compléter la marche sans bouleverser sa semaine
La logique est de conserver les trajets à pied ou les marches déjà installées, puis d’ajouter deux créneaux de renforcement adaptés à son niveau. Les recommandations portent sur les principaux groupes musculaires, notamment les jambes, les hanches, le dos, l’abdomen, la poitrine, les épaules et les bras.
Il n’est donc pas nécessaire d’abandonner la marche au profit d’un entraînement plus intense. Le point essentiel est de combiner, autant que possible, activité aérobie et travail musculaire. Le CDC rappelle aussi qu’une quantité d’activité inférieure aux objectifs reste préférable à l’inactivité et que les minutes peuvent être réparties au fil de la semaine.
En cas de maladie chronique, de handicap, de grossesse, de reprise après une longue période d’inactivité ou avant de commencer une activité vigoureuse, le type et le volume d’exercice doivent être adaptés aux capacités individuelles. Les recommandations de santé publique invitent à demander conseil à un professionnel de santé lorsque l’état de santé nécessite des précautions particulières.





