Sept banques établies en Côte d’Ivoire ont signé mardi 3 novembre à Abidjan des conventions de financement totalisant 148 milliards de FCFA pour soutenir la construction de la mine d’or de Doropo, dans la région du Bounkani. L’opération, conclue avec Doropo Gold Mine SA, filiale ivoirienne de l’australien Resolute Mining, représente environ 260 millions de dollars.
Le pool réunit la Banque nationale d’investissement, Bank of Africa, BGFI Bank, AFG Bank, NSIA Banque, Bridge Bank et la Banque de l’Union. Les établissements ont officialisé leurs engagements au cours d’une cérémonie tenue à Abidjan en présence de représentants du secteur minier et bancaire.
Dans son rapport trimestriel publié le 29 octobre, Resolute Mining avait déjà annoncé avoir finalisé 260 millions de dollars de lignes de crédit locales pour Doropo. Elle précisait que 17 milliards de FCFA, soit environ 29,4 millions de dollars, avaient déjà été tirés au 30 septembre et que le solde devait être mobilisé progressivement en 2026 et 2027.
Ces concours bancaires couvrent environ la moitié des 516 millions de dollars de capital nécessaires à la construction selon l’étude de faisabilité actualisée par Resolute. Le groupe prévoit de financer le reste avec ses ressources disponibles et les flux générés par ses opérations.
Le chantier de Doropo est déjà engagé. Resolute a déclaré dans son rapport du troisième trimestre que les travaux restaient conformes au calendrier et au budget, avec plus de 600 personnes présentes sur le site à la fin de septembre. Les terrassements ont progressé, les premiers travaux de béton ont commencé et plusieurs contrats d’équipements ont été attribués.
Le projet prévoit une mine à ciel ouvert et une usine capable de traiter 4,9 millions de tonnes de minerai frais par an. La société vise une production moyenne de 169 000 onces d’or par an pendant une durée initiale de treize ans, avec un coût global de maintien estimé à 1 406 dollars l’once.
Resolute prévoit une première coulée d’or en 2028. L’entreprise estime que la construction pourrait mobiliser plus de 1 500 personnes au pic des travaux, avant une phase d’exploitation comptant plus de 400 emplois permanents.





