Les forces de sécurité ougandaises ont arrêté lundi 2 novembre 2026 à Soroti l’ancien chef adjoint des forces de défense Peter Elwelu, que le commandement militaire accuse de préparer des activités subversives dans l’est du pays, a annoncé le porte-parole de l’armée.
Le colonel Chris Magezi a affirmé que les forces de sécurité avaient récupéré quinze armes à feu, des tenues militaires et deux véhicules liés à l’ancien général. Ces éléments constituent à ce stade la version de l’armée et n’ont pas été étayés publiquement par des preuves indépendantes.
Peter Elwelu était détenu mardi dans un lieu qui n’avait pas été communiqué. Le porte-parole militaire a annoncé qu’il serait poursuivi devant la justice, sans préciser les chefs d’accusation ni la date d’une première comparution. L’ancien officier n’avait pas pu être joint pour réagir.
Sa femme, Patricia Apolot, avait rejeté les accusations avant son arrestation. Elle avait assuré à plusieurs médias ougandais que son mari ne préparait aucune rébellion et contesté la découverte d’armes au domicile familial.
Peter Elwelu a occupé le poste de chef adjoint des forces de défense entre 2021 et 2024. Son arrestation intervient après plusieurs jours d’accusations publiques du chef de l’armée Muhoozi Kainerugaba, qui l’avait présenté comme un fugitif et avait annoncé sa rétrogradation au rang de simple soldat.
Le quotidien New Vision a fait état d’un déploiement sécuritaire autour de deux propriétés de Peter Elwelu dans les districts de Soroti et de Kalaki. Un responsable administratif de Soroti a refusé de commenter ce qu’il a décrit comme une affaire sensible, tandis qu’un autre responsable sécuritaire régional a confirmé l’arrestation au journal.
L’ancien général reste associé au raid de novembre 2016 contre le palais du roi Charles Wesley Mumbere à Kasese. Cette opération militaire, qu’il avait commandée, avait fait plus de cent morts selon les bilans rapportés par les médias ougandais et les organisations de défense des droits humains.





