Le gouvernement tchadien a décidé lundi 2 novembre 2026 à N’Djaména de rendre gratuite la prise en charge de la dengue dans toutes les structures sanitaires publiques, face à un pic épidémique qui met plusieurs hôpitaux sous pression.
La mesure couvre les consultations médicales, les examens de laboratoire et les soins. Elle doit permettre aux malades d’accéder au diagnostic et au traitement sans avance de frais dans les établissements publics, selon les annonces de la Primature relayées par l’Office national des médias audiovisuels et l’Agence tchadienne de presse et d’édition.
Les autorités ont aussi ordonné l’installation de tentes médicalisées et de lits supplémentaires dans les centres hospitaliers universitaires. Une semaine spéciale de salubrité doit être consacrée à l’élimination des eaux stagnantes et des gîtes larvaires, tandis que les avions et les transports collectifs doivent faire l’objet d’une désinsectisation systématique.
Le Premier ministre Allah Maye Halina a arrêté ces mesures lors d’une réunion réunissant les ministères concernés, les ordres professionnels de santé, les autorités administratives de N’Djaména, les forces de défense et de sécurité ainsi que des experts sanitaires. Le gouvernement a également annoncé une mobilisation nationale associant les médias, les collectivités et les organisations de la société civile.
La décision intervient dix jours après une première réunion interministérielle consacrée à l’épidémie. Le 22 octobre, la Primature faisait état de 3 846 cas suspects dans six provinces, dont 299 cas confirmés et 11 décès. Les zones alors citées étaient l’Ennedi Ouest, le Batha, N’Djaména, le Ouaddaï, le Sila et le Wadi-Fira.
Un rapport de situation publié auparavant par le bureau africain de l’Organisation mondiale de la Santé avait recensé 252 cas confirmés et huit décès. Il avait également signalé l’identification du sérotype DENV-2, une donnée utilisée par les équipes de riposte pour adapter la surveillance et la prise en charge.
La dengue est une infection virale transmise principalement par le moustique Aedes aegypti. L’OMS indique qu’il n’existe pas de traitement spécifique, même si une prise en charge précoce réduit le risque de complications et permet de traiter les symptômes.
L’organisation recommande de consulter rapidement en cas de symptômes évocateurs, de se reposer et de boire suffisamment. Elle préconise le paracétamol pour soulager la douleur et déconseille l’aspirine ainsi que l’ibuprofène, qui peuvent augmenter le risque d’hémorragie.





