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vendredi 30 octobre 2026
Santé · Côte d'Ivoire

La Côte d’Ivoire renforce la prise en charge des AVC à Cocody et Bouaké

Deux unités neurovasculaires et la formation de plus de 200 médecins doivent réduire les délais de prise en charge des accidents vasculaires cérébraux.

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Scanner cérébral utilisé pour le diagnostic des AVC
Image d’illustration d’un scanner cérébral utilisé pour le diagnostic des AVC. Photo Goleisureintl, CC BY 4.0 via Wikimedia Commons. https://commons.wikimedia.org/wiki/File:Brain_CT_Scan_for_Stroke_Diagnosis.jpg

La Côte d’Ivoire a présenté jeudi 29 octobre 2026 à Abidjan un renforcement de son dispositif de prise en charge des accidents vasculaires cérébraux, avec des unités neurovasculaires aux centres hospitaliers universitaires de Cocody et de Bouaké ainsi que la formation de plus de 200 médecins généralistes à la thrombolyse. Le ministre de la Santé, Pierre Dimba, a détaillé ces mesures lors de la septième édition des Journées nationales de lutte contre les AVC.

Les services de neurologie du pays enregistrent plus de 15 000 cas par an, dont environ 30 % concernent des personnes âgées de moins de 35 ans, selon les chiffres communiqués par le ministre. Pierre Dimba a également présenté l’AVC comme la première cause de handicap acquis chez l’adulte en Côte d’Ivoire, la deuxième cause de mortalité et la troisième cause de démence.

Les deux unités spécialisées doivent accélérer le diagnostic et l’orientation des patients à Abidjan et à Bouaké. Les hôpitaux d’urgence ont aussi été équipés de scanners, tandis que le gouvernement annonce une extension du dispositif à d’autres établissements sans préciser à ce stade le calendrier ni les sites retenus.

La formation des médecins porte notamment sur la thrombolyse, un traitement destiné à dissoudre le caillot responsable de certains AVC ischémiques. Son utilisation dépend toutefois du type d’AVC, du délai depuis l’apparition des symptômes et de l’évaluation médicale, ce qui rend le repérage rapide et l’accès à l’imagerie déterminants.

Cette évolution intervient quatre ans après une publication scientifique qui décrivait une filière ivoirienne encore peu structurée, avec des spécialistes concentrés dans les principales villes et une prise en charge d’urgence largement assurée par les circuits hospitaliers classiques. La mise en place d’unités neurovasculaires à Cocody et à Bouaké constitue donc un changement concret, même si leur capacité d’accueil et les modalités de leur déploiement national n’ont pas été détaillées.

L’ONG AVC Espoir a parallèlement présenté l’application mobile VITE, conçue pour aider le public à reconnaître les signes d’alerte et à repérer les établissements capables d’assurer une prise en charge en phase aiguë. L’organisation prévoit une fonction d’orientation fondée sur la localisation de l’utilisateur et un fonctionnement hors connexion après téléchargement. Sa disponibilité sur le Play Store a été annoncée pour une étape ultérieure et n’était pas encore confirmée lors de la présentation.

Une déformation soudaine du visage, une faiblesse brutale d’un bras ou d’une jambe et des difficultés inhabituelles à parler ou à comprendre doivent conduire à solliciter une prise en charge médicale urgente, y compris lorsque les symptômes s’atténuent rapidement. L’application doit compléter ce message de prévention sans remplacer l’évaluation des professionnels de santé.

Le dispositif public comprend aussi le dépistage de l’hypertension artérielle et du diabète, deux facteurs de risque majeurs. Le ministre a rappelé que ces pathologies sont intégrées depuis 2023 au panier de soins de la Couverture maladie universelle et que certains antihypertenseurs essentiels sont fournis gratuitement dans les hôpitaux publics.

Murielle Gnahoré

Les articles publiés sous la signature Murielle Gnahoré sur BeNews portent notamment sur les célébrités, la musique et le football.

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