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vendredi 30 octobre 2026
Économie · Côte d'Ivoire

La Côte d’Ivoire sort de la liste grise du GAFI après deux ans de surveillance

Le retrait décidé vendredi à Paris clôt le plan d’action engagé en octobre 2024 et valide des réformes contre le blanchiment et le financement du terrorisme.

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Logo du GAFI pour la sortie de la Côte d’Ivoire de la liste grise
Logo du Groupe d’action financière, organisation qui a retiré la Côte d’Ivoire de sa liste grise le 30 octobre 2026.

Le Groupe d’action financière a retiré vendredi 30 octobre 2026 à Paris la Côte d’Ivoire de sa liste des juridictions soumises à une surveillance renforcée, après avoir validé le plan de réformes engagé par Abidjan contre le blanchiment de capitaux, le financement du terrorisme et celui de la prolifération d’armes.

La décision a été prise à l’issue de la réunion plénière du GAFI au siège de l’Organisation de coopération et de développement économiques. Plusieurs médias ivoiriens ont confirmé le retrait, tandis qu’une dépêche internationale a indiqué que Monaco, la Bulgarie et la République démocratique du Congo avaient également quitté cette liste lors de la même session.

La liste dite grise regroupe des juridictions qui présentent des insuffisances stratégiques dans leur dispositif de lutte contre les flux financiers illicites, mais qui se sont engagées à les corriger dans un délai convenu. Elle ne constitue pas une liste de sanctions. Les pays concernés font toutefois l’objet d’un suivi renforcé jusqu’à l’achèvement de leur plan d’action.

La Côte d’Ivoire avait été placée sous cette surveillance en octobre 2024. Elle avait alors travaillé avec le GAFI et le Groupe intergouvernemental d’action contre le blanchiment d’argent en Afrique de l’Ouest afin de corriger les défaillances identifiées dans son système de prévention, de contrôle et de répression.

Une première étape avait été franchie en juin 2026, lorsque le GAFI avait estimé que l’essentiel du plan d’action ivoirien était achevé. Le retrait restait alors conditionné à une évaluation sur place destinée à vérifier la mise en œuvre durable des réformes et le maintien de l’engagement politique.

Les progrès examinés concernaient notamment la supervision des institutions financières, l’accès aux informations sur les bénéficiaires effectifs des entreprises et l’utilisation du renseignement financier par les enquêteurs. Le GAFI avait aussi relevé une progression des enquêtes et des poursuites liées au blanchiment de capitaux et au financement du terrorisme.

Le retrait annoncé vendredi clôt ainsi deux années de surveillance renforcée. Il intervient après la vérification sur place prévue par le processus engagé en juin et met fin au suivi spécifique associé au plan d’action adopté en 2024.

Nadège Boli

Les articles publiés sous la signature Nadège Boli sur BeNews portent notamment sur les célébrités, le football et la musique.

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