La Côte d’Ivoire a pris en charge 4 125 migrants de retour entre janvier et fin septembre 2026, contre 2 313 sur l’ensemble de 2025, a annoncé jeudi 29 octobre à Abidjan la ministre de l’Intégration africaine et des Ivoiriens de l’extérieur, Adama Dosso, à l’ouverture d’une conférence nationale consacrée à leur réinsertion.
Le total des neuf premiers mois dépasse ainsi de 1 812 personnes celui enregistré pendant toute l’année précédente, soit une hausse d’environ 78 %. Cette comparaison porte toutefois sur des périodes de durée différente et traduit l’augmentation du nombre de retours accompagnés par les dispositifs publics et leurs partenaires.
La ministre a également fait état de 3 853 migrants assistés en 2026, contre 3 463 en 2025. Les chiffres communiqués présentent séparément les personnes prises en charge et celles ayant reçu une assistance, sans préciser le chevauchement entre ces deux comptages.
La rencontre, prévue jusqu’au vendredi 30 octobre, doit déboucher sur le financement de projets de réintégration. Le principal dispositif présenté, baptisé KITLANY, est évalué à près de deux milliards de francs CFA pour une mise en œuvre de 18 à 24 mois.
Ce programme prévoit 300 bénéficiaires directs, dont 200 migrants de retour et 100 jeunes issus des communautés d’accueil. Il doit soutenir 150 emplois directs et toucher 1 200 personnes de manière indirecte à travers des activités liées notamment au tourisme durable, à la mobilité verte et à l’économie circulaire.
Deux tables rondes avec des bailleurs sont annoncées afin de mobiliser plus de la moitié du budget recherché. Elles doivent réunir les pouvoirs publics, les partenaires au développement, le secteur privé et les acteurs financiers autour des projets retenus.
Le dossier s’inscrit dans la continuité du programme MIGRET, conduit avec l’Agence française de développement dans le Grand Abidjan, à Daloa et à Man. Selon les partenaires du programme, plus de 15 000 retours volontaires assistés ont été enregistrés en Côte d’Ivoire depuis 2017.
La conférence réunit des administrations, des partenaires techniques, le secteur privé et des représentants de migrants afin de coordonner les mécanismes de réinsertion et les financements attendus. Les travaux doivent s’achever vendredi à Abidjan.





