L’Ouganda a annoncé lundi 2 novembre 2026 avoir commencé à retirer de Somalie ses soldats déployés dans le cadre d’un accord bilatéral, ouvrant une sortie progressive de toutes ses forces après près de vingt ans de présence militaire, selon l’armée ougandaise.
Un premier contingent est déjà rentré en Ouganda. Les unités relevant de l’accord bilatéral doivent quitter le territoire somalien dans les prochains jours, tandis que le retrait des militaires servant au sein de la Mission de soutien et de stabilisation de l’Union africaine en Somalie doit s’achever d’ici à la fin de 2027.
Le colonel Chris Magezi, directeur par intérim de l’information de défense, a présenté ce calendrier dans un communiqué. L’armée ougandaise affirme que les forces somaliennes prendront progressivement l’entière responsabilité de la sécurité du pays.
L’Ouganda avait été le premier État africain à envoyer des troupes en Somalie en mars 2007 dans le cadre de la Mission de l’Union africaine. Ses soldats ont participé à la reprise de Mogadiscio et d’autres zones occupées par les shebab, un groupe affilié à Al-Qaïda.
Environ 4 500 soldats ougandais sont déployés au sein de l’AUSSOM, selon les médias d’État cités par Reuters. Le nombre de militaires présents au titre de l’accord bilatéral n’a pas été rendu public.
Le retrait suscite des interrogations sur la sécurité dans le sud de la Somalie. Une note de l’AUSSOM consultée par Reuters avertit que certaines zones du Bas-Shabelle pourraient devenir plus vulnérables aux attaques des shebab, tandis qu’Ali Omar, secrétaire d’État somalien aux Affaires étrangères, a estimé qu’un départ trop rapide pourrait créer des difficultés.
L’annonce intervient alors que la mission politique des Nations unies en Somalie a fermé samedi après plus de trois décennies de missions successives. Les agences humanitaires de l’ONU restent présentes et un autre bureau continue de fournir un soutien logistique aux troupes de l’Union africaine et à certaines unités somaliennes.
L’AUSSOM, lancée en janvier 2025, a succédé à l’ATMIS et à l’AMISOM. Des contingents du Burundi, du Kenya, de l’Éthiopie, de Djibouti et de l’Égypte ont aussi participé aux dispositifs africains successifs en Somalie.





