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Odeurs corporelles persistantes, quand le déodorant ne suffit pas

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Une odeur corporelle qui persiste malgré une hygiène régulière peut parfois relever d’une bromhidrose, c’est-à-dire d’une odeur anormale liée à la dégradation des sécrétions cutanées par des bactéries ou des levures. Le sujet a été remis en lumière ce 21 septembre 2026 par une enquête du Guardian consacrée aux personnes dont la vie sociale et professionnelle est affectée par ces odeurs persistantes.

La sueur elle-même n’est pas forcément odorante. Le Manuel Merck, révisé en juin 2026, indique que les sécrétions apocrines sont stériles et inodores à l’origine, puis peuvent devenir odorantes lorsqu’elles sont transformées par des bactéries en acides volatils. DermNet rappelle que la forme apocrine touche surtout les aisselles et la région anogénitale, tandis que d’autres formes peuvent être plus diffuses.

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Le phénomène ne se résume donc pas à un manque d’hygiène. Des infections cutanées, certains aliments ou médicaments, l’hyperhidrose et, plus rarement, certaines maladies métaboliques ou systémiques peuvent être en cause. Un changement récent et persistant de l’odeur, notamment s’il concerne aussi l’haleine ou les urines, mérite une évaluation médicale.

Dans les formes banales, les premières mesures sont simples : lavage régulier, séchage soigneux, retrait rapide des vêtements imprégnés de sueur et utilisation adaptée d’un déodorant ou d’un antitranspirant. Le Manuel Merck rappelle que le déodorant masque surtout l’odeur, alors que l’antitranspirant réduit la production de sueur.

Il n’existe pas de solution unique. Selon la cause, le maintien de la zone au sec, l’épilation, des antiseptiques locaux ou le traitement d’une hyperhidrose peuvent être proposés. Ces repères complètent les précautions déjà évoquées par BeNews à propos des tendances qui poussent à abandonner déodorant et hygiène corporelle.

Quand consulter

DermNet recommande de rechercher une cause lorsque l’odeur apparaît récemment sans lien évident avec les habitudes d’hygiène, ou lorsqu’elle devient généralisée et touche également l’haleine ou les urines. L’examen peut aussi rechercher une infection cutanée, une transpiration excessive ou l’effet d’un médicament ou de l’alimentation.

Le traitement dépend alors de la cause identifiée. Un lavage antiseptique de courte durée ou des traitements antibactériens locaux peuvent être utilisés dans certaines situations sous avis médical. D’autres options, comme le traitement de l’hyperhidrose, la toxine botulique, certains lasers ou dispositifs à micro-ondes, ont des résultats variables et sont réservées à des cas sélectionnés.

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