Les symptômes vasomoteurs liés à la ménopause, principalement les bouffées de chaleur et les sueurs nocturnes, concerneraient plus d’une femme sur deux en Afrique. Une revue systématique et méta-analyse publiée le 16 septembre 2026 dans la revue Climacteric estime leur prévalence agrégée à 54,29 % sur le continent.
Les chercheurs ont analysé 41 études de population réunissant 28 955 femmes âgées de 40 à 65 ans, en périménopause ou en postménopause. Les travaux retenus avaient été publiés depuis 2014 et portaient chacun sur au moins 200 participantes. Les estimations ont été regroupées en cinq grandes régions du monde.
La prévalence calculée varie de 54,29 % en Afrique à 74,23 % dans les Amériques et en Europe. Ces écarts ne doivent toutefois pas être lus comme un classement précis entre continents : l’hétérogénéité statistique dépasse 97 % dans les analyses, ce qui signifie que les résultats diffèrent fortement selon les études, leurs méthodes et les populations observées.
La méta-analyse ne fournit donc pas de taux propre à la Côte d’Ivoire et ne permet pas d’appliquer automatiquement l’estimation africaine à chaque pays. Les auteurs soulignent que les différences constatées peuvent aussi refléter des facteurs culturels, la manière dont les symptômes sont rapportés et les méthodes utilisées pour les mesurer.
Dans la plupart des régions, les symptômes vasomoteurs étaient plus fréquents chez les femmes en postménopause que chez celles en périménopause. L’exception concernait l’Asie du Sud et les régions voisines, où cette tendance n’était pas retrouvée dans les données regroupées.
Une précédente méta-analyse publiée en 2024 dans BMC Public Health, fondée sur 321 études et 482 067 femmes d’âge moyen, avait déjà montré de fortes variations géographiques pour plusieurs symptômes de la ménopause. Elle relevait notamment que la fréquence des bouffées de chaleur variait selon le niveau de revenu des pays et le stade de la transition ménopausique.
Les recommandations cliniques internationales décrivent les bouffées de chaleur et les sueurs nocturnes comme des manifestations caractéristiques de la transition ménopausique, susceptibles d’altérer le sommeil et la qualité de vie lorsqu’elles sont importantes. Les auteurs de la nouvelle méta-analyse plaident pour des approches de prise en charge adaptées au contexte culturel et aux réalités locales.





