Une étude publiée mardi 22 septembre 2026 dans la revue Headache associe la macromastie, ou hypertrophie mammaire symptomatique, à une fréquence plus élevée de migraines chroniques, de douleurs cervicales et d’apnée obstructive du sommeil chez les femmes suivies en neurologie.
Les chercheurs ont analysé les dossiers médicaux de 687 femmes prises en charge entre 2017 et 2024, dont 347 présentant une macromastie et 340 témoins appariées. Les comparaisons ont ensuite été ajustées notamment sur l’indice de masse corporelle, les caractéristiques démographiques ainsi que les antécédents de dépression et d’anxiété.
Après ces ajustements, la migraine chronique était environ 40 % plus fréquente dans le groupe présentant une macromastie. Les douleurs au cou étaient environ deux fois plus fréquentes, tandis que la radiculopathie cervicale, liée à l’irritation ou à la compression d’un nerf au niveau du cou, était plus de deux fois plus fréquente.
L’apnée obstructive du sommeil était également plus fréquente, avec un ratio de prévalence ajusté de 1,54. En revanche, l’étude n’a pas mis en évidence de différence statistiquement significative pour la névralgie occipitale.
Une association, pas une preuve de causalité
Les auteurs soulignent que leur travail est rétrospectif et transversal. Il permet d’identifier des associations entre hypertrophie mammaire et plusieurs troubles neurologiques ou du sommeil, mais il ne démontre pas que la macromastie en est directement la cause.
Parmi les femmes atteintes de macromastie, celles qui souffraient de douleurs cervicales étaient les seules à être significativement plus susceptibles d’avoir eu recours à une réduction mammaire. L’étude n’a toutefois pas été conçue pour déterminer si l’intervention améliore les migraines ou l’apnée du sommeil.
Les chercheurs appellent à des travaux prospectifs et longitudinaux pour mieux comprendre les mécanismes possibles et mesurer l’évolution des symptômes après prise en charge.





