L’Organisation mondiale de la santé doit présenter mercredi 23 septembre de nouvelles lignes directrices destinées à élargir les options contraceptives accessibles aux femmes et aux filles. Annoncé avec le Programme spécial de recherche HRP et le réseau IBP, le texte doit préciser comment élargir l’offre des méthodes existantes et intégrer des options supplémentaires dans une approche centrée sur le choix éclairé.
L’OMS indique que ces recommandations reposent sur des données probantes et visent à améliorer à la fois la diversité des méthodes disponibles et les conditions dans lesquelles elles peuvent être proposées. L’objectif annoncé est de permettre à chaque femme de choisir une méthode adaptée à son état de santé, à ses préférences et à sa situation, sans réduire la contraception à une solution unique.
La question reste importante à l’échelle mondiale. Selon la fiche de référence de l’OMS publiée en juillet 2025, sur 1,9 milliard de femmes âgées de 15 à 49 ans recensées en 2021, environ 1,1 milliard avaient besoin de services de planification familiale. Parmi elles, 874 millions utilisaient une méthode contraceptive moderne et 164 millions avaient un besoin non satisfait de contraception.
Les options déjà reconnues par l’OMS vont des implants, dispositifs intra-utérins et méthodes permanentes aux pilules, injections, patchs, anneaux vaginaux et préservatifs. Le préservatif reste la seule méthode contraceptive qui protège aussi contre les infections sexuellement transmissibles, dont le VIH. Le choix d’une méthode dépend notamment de la santé, des préférences et des besoins de chaque personne.
Le Fonds des Nations unies pour la population souligne de son côté que l’accès peut encore être freiné par la distance jusqu’aux structures de soins, les ruptures de stock, le manque d’information fiable ou l’opposition de l’entourage. Ces obstacles touchent particulièrement les femmes et adolescentes dans les zones rurales, les contextes de crise et les populations ayant un accès limité aux services de santé.
Le détail des nouvelles recommandations doit être rendu public lors du lancement prévu le 23 septembre. À ce stade, l’OMS a annoncé leur objectif général : élargir l’éventail des méthodes contraceptives et les modalités d’accès afin de renforcer l’autonomie et le choix des femmes et des filles.





