Une méta-analyse de 87 essais cliniques randomisés suggère qu’une consommation quotidienne de céréales complètes comprise autour de 60 à 100 grammes en poids sec, soit environ quatre à six portions, améliore plusieurs marqueurs associés au risque cardiovasculaire. Le travail, publié le 15 septembre 2026 dans l’European Heart Journal, rassemble les données de plus de 6 500 adultes suivis dans plusieurs régions du monde.
Les chercheurs ont observé des diminutions modestes mais concordantes du poids, du tour de taille, du cholestérol total et LDL, des triglycérides, de la glycémie à jeun, de la pression artérielle systolique et de l’interleukine-6, un marqueur de l’inflammation. Pour chaque augmentation de 48 grammes par jour de céréales complètes en poids sec, l’analyse estime notamment une baisse moyenne de 0,20 kg du poids et de 0,82 mmHg de la pression systolique.
Les effets apparaissaient déjà à partir d’environ 30 à 40 grammes par jour, mais les bénéfices les plus nets pour la plupart des paramètres se situaient entre 60 et 100 grammes. L’European Society of Cardiology donne comme exemples un bol de flocons d’avoine, un sandwich préparé avec du pain complet et une portion de riz complet pour illustrer ce niveau de consommation.
Les céréales complètes conservent le son, le germe et l’endosperme du grain, contrairement aux céréales raffinées dont une partie de ces éléments est retirée. Dans l’éditorial accompagnant l’étude, des chercheurs recommandent surtout de remplacer progressivement les produits céréaliers raffinés par des aliments complets peu transformés, plutôt que de se fier à des produits ultra-transformés auxquels des céréales complètes auraient simplement été ajoutées.
La portée des résultats reste toutefois encadrée par plusieurs limites. La plupart des essais inclus étaient relativement courts, avec une durée moyenne d’environ huit semaines, et peu d’études ont testé des apports très élevés au-delà de 140 grammes par jour. La méta-analyse évalue par ailleurs des facteurs de risque biologiques et anthropométriques, pas directement la survenue d’infarctus, d’AVC ou de décès cardiovasculaires.
Les auteurs estiment donc que les données soutiennent surtout une hausse de la consommation vers la partie supérieure des recommandations alimentaires actuelles, sans justifier à elles seules une modification majeure des lignes directrices. Ils soulignent également que l’ampleur de chaque variation prise séparément reste modeste, mais que plusieurs améliorations simultanées peuvent être pertinentes pour la santé cardiométabolique.
Sources : European Heart Journal et European Society of Cardiology.





