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Carence en fer : de nouveaux seuils de ferritine pour mieux la détecter chez les femmes

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L’American Society of Hematology (ASH) a publié le 16 septembre 2026 de nouvelles recommandations pour diagnostiquer plus tôt la carence en fer. Pour les adultes, ainsi que pour les personnes qui ont leurs règles ou qui sont enceintes, la société savante retient désormais un taux de ferritine sérique de 30 ng/mL ou moins comme seuil diagnostique de référence.

La ferritine est une protéine qui reflète les réserves de fer de l’organisme. La carence peut exister avant l’apparition d’une anémie et provoquer fatigue, faiblesse, vertiges, essoufflement ou difficultés de concentration. L’ASH estime que les anciens seuils, variables selon les laboratoires et les situations cliniques, pouvaient laisser passer une partie des cas.

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Les recommandations prévoient aussi des seuils adaptés aux situations à risque. Chez les personnes ayant des règles très abondantes, ou chez les femmes enceintes déjà anémiées, un taux de ferritine de 50 ng/mL ou moins peut justifier le diagnostic. Chez les adultes présentant une inflammation, l’ASH recommande d’interpréter la ferritine avec la saturation de la transferrine, car l’inflammation peut artificiellement faire monter la ferritine.

Ces nouveaux repères sont particulièrement pertinents pour les femmes. L’Organisation mondiale de la santé rappelle que les adolescentes et femmes menstruées, ainsi que les femmes enceintes et après l’accouchement, font partie des groupes les plus touchés par l’anémie. Des pertes menstruelles importantes peuvent notamment conduire à une carence en fer, avec ou sans anémie.

Les recommandations de l’ASH, publiées dans Blood Advances, reposent néanmoins en grande partie sur des données de faible ou très faible niveau de certitude. Le panel a donc formulé plusieurs recommandations conditionnelles, afin d’améliorer le repérage sans présenter les nouveaux seuils comme des valeurs universelles qui remplaceraient l’évaluation clinique.

Un résultat de ferritine proche ou inférieur à ces seuils ne signifie pas qu’il faut prendre du fer sans avis médical. Le dosage doit être interprété avec les symptômes, les pertes de sang éventuelles, l’alimentation, la grossesse, les maladies inflammatoires et les autres paramètres sanguins. L’ASH recommande de discuter du résultat avec un professionnel de santé et d’en rechercher la cause lorsqu’une carence est confirmée.

Sources : American Society of Hematology, Blood Advances et Organisation mondiale de la santé.

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