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Bains froids : pourquoi leurs effets sur l’humeur restent à confirmer

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Les bains froids et les douches froides gagnent du terrain dans les routines de bien-être, mais leurs effets sur l’humeur restent insuffisamment démontrés. Une revue publiée le 15 septembre 2026 dans Molecular Psychiatry juge cette piste prometteuse, sans considérer l’exposition au froid comme un traitement validé de la dépression, de l’anxiété ou du stress.

Les auteurs ont passé en revue des essais randomisés, des études observationnelles et des données expérimentales. Plusieurs travaux font état d’une amélioration immédiate de l’humeur ou d’une modulation de la réponse au stress, mais les résultats sont difficiles à comparer en raison de petits effectifs, de protocoles très différents et du recours fréquent à des participants déjà motivés par ce type de pratique.

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Les essais menés chez des personnes présentant des symptômes psychiatriques restent peu nombreux. La revue recense notamment trois essais randomisés aux méthodes et durées d’exposition très hétérogènes. Même lorsque des améliorations ont été observées, leur durée et leur portée clinique demeurent incertaines.

Les mécanismes avancés restent eux aussi à confirmer. L’exposition au froid active rapidement le système nerveux sympathique et modifie notamment la libération de catécholamines ainsi que la réponse hormonale au stress. Mais les changements physiologiques mesurés ne correspondent pas toujours à une amélioration psychologique durable, soulignent les chercheurs.

Le choc au froid n’est pas anodin

L’immersion brutale dans l’eau froide provoque une accélération de la respiration, une hausse du rythme cardiaque et de la pression artérielle. La Cleveland Clinic et l’American Heart Association rappellent que cette réaction peut augmenter la charge cardiovasculaire et devenir dangereuse chez certaines personnes, notamment en cas de maladie cardiaque ou d’hypertension.

Une exposition trop longue augmente aussi le risque d’hypothermie et de perte de coordination. Les Centres américains de contrôle et de prévention des maladies indiquent que l’immersion dans l’eau froide peut provoquer une hypothermie même lorsque la température extérieure n’est pas extrêmement basse. Frissons importants, confusion, difficulté à coordonner les gestes ou somnolence font partie des signes d’alerte.

La revue de Molecular Psychiatry recommande donc de ne pas présenter les bains froids comme un substitut à une prise en charge médicale ou psychologique. Les auteurs estiment que des essais mieux standardisés, avec davantage de participants et un suivi plus long, sont nécessaires avant de pouvoir déterminer leur véritable intérêt pour la régulation de l’humeur.

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