La Haute Cour fédérale d’Abuja a annulé jeudi 5 novembre la candidature d’Atiku Abubakar à l’élection présidentielle nigériane du 16 janvier 2027, après avoir jugé illégale la direction de l’African Democratic Congress qui l’avait investi.
Le juge Peter Lifu a donné raison à Nafiu Bala Gombe, ancien vice-président national de l’ADC pour le Nord-Est. Celui-ci contestait la prise de contrôle du parti par une équipe intérimaire conduite par l’ancien président du Sénat David Mark après le départ de Ralph Nwosu.
La décision invalide les actes pris par cette direction, dont la primaire ayant désigné Atiku Abubakar. Selon plusieurs médias nigérians présents au tribunal, elle touche aussi les autres candidatures déposées par le parti pour les élections de 2027.
L’ADC a rejeté le jugement et annoncé un recours. Son porte-parole Bolaji Abdullahi a indiqué que le parti attendait la copie certifiée de la décision afin d’en déterminer précisément la portée et les ordonnances applicables.
Atiku Abubakar a également annoncé qu’il saisirait la Cour d’appel. Le candidat a présenté le calendrier du jugement comme une tentative de fragiliser son mouvement, au lendemain du lancement de sa campagne à Sokoto.
La Commission électorale nationale indépendante avait encore publié le 31 octobre le nom d’Atiku sur sa liste actualisée des candidats à la présidentielle. Elle n’avait annoncé aucun changement après le jugement au moment de la consultation de son site jeudi soir.
Vice-président du Nigeria de 1999 à 2007 et deuxième de la présidentielle de 2023, Atiku Abubakar avait remporté l’investiture de l’ADC en mai pour une septième candidature à la magistrature suprême. Le président Bola Tinubu a lancé sa campagne pour un second mandat quelques jours avant la décision du tribunal.





