Les ministres des Infrastructures de Côte d’Ivoire, du Ghana, du Togo, du Bénin et du Nigeria ont approuvé le 30 octobre à Lomé une première série de tronçons de l’autoroute Abidjan-Lagos afin d’engager la phase de construction, a annoncé la CEDEAO le 3 novembre.
Le projet porte sur une autoroute supranationale à six voies longue de 1 028 kilomètres, appelée à relier Abidjan, Accra, Lomé, Cotonou et Lagos. Le comité ministériel a demandé que les sections retenues forment un itinéraire continu et que les capitales ainsi que les ports contournés restent raccordés à l’axe principal.
La Banque africaine de développement, désignée chef de file du montage financier, cherche environ 500 millions de dollars de capital catalyseur pour lancer les premières sections. La banque a déjà consacré plus de 25 millions de dollars aux études, à la conception technique et à l’assistance au projet, selon la CEDEAO.
Le coût final reste lié au mode de financement et au séquençage des travaux. Le ministère togolais des Travaux publics indique que l’estimation initiale de 15 milliards de dollars pourrait être ramenée à 13 milliards, voire à 10 milliards de dollars, selon les options techniques et financières encore examinées.
Les cinq États doivent aussi financer la libération des emprises sur leur territoire. Le Togo a proposé de centraliser les acquisitions foncières et d’instaurer un mécanisme de solidarité financière afin d’éviter que des retards nationaux ne rompent la continuité du corridor.
La conduite du projet revient à l’Autorité de gestion du corridor Abidjan-Lagos, créée par traité entre les cinq pays. La Côte d’Ivoire s’est engagée à accueillir son siège, tandis que son conseil d’administration réunit des représentants publics et privés des États du corridor, de la CEDEAO et de la Banque africaine de développement.
Les ministres ont demandé d’accélérer le recrutement du directeur général, du secrétaire juridique et des principaux directeurs de l’autorité. Ces responsables doivent piloter le financement, les contrats et la préparation des travaux sur les sections approuvées.





