Le président nigérian Bola Tinubu a demandé mercredi 4 novembre au Sénat, à Abuja, d’autoriser 7,707 milliards de dollars de nouveaux emprunts extérieurs afin de financer une partie du budget 2026. Cette demande remplace une proposition précédente de 20,52 milliards de dollars, selon la lettre présidentielle lue en séance plénière.
La nouvelle enveloppe correspond à 10 790 milliards de nairas au taux budgétaire de 1 400 nairas pour un dollar. Elle représente le volet extérieur des 29 200 milliards de nairas de nouveaux emprunts inscrits au budget, dont 18 400 milliards doivent être levés sur le marché intérieur.
La proposition précédente portait également sur 1,045 milliard d’euros dans le cadre d’un plan d’emprunts extérieurs couvrant 2026 et 2027. Le président du Sénat, Godswill Akpabio, a indiqué que la nouvelle lettre remplaçait cette demande et précisait davantage la structure de financement recherchée.
Le Sénat n’a pas encore autorisé l’opération. Le dossier a été transmis à la commission des dettes locales et étrangères ainsi qu’à la commission des crédits budgétaires pour examen.
Le gouvernement prévoit de solliciter plusieurs sources de financement, dont des prêts concessionnels ou commerciaux, des institutions multilatérales et bilatérales, des prêts syndiqués et des euro-obligations. Bola Tinubu a demandé que ces dernières soient privilégiées en raison de leur délai de mobilisation plus court et de leur capacité à lever des montants importants.
Les conditions financières, les taux d’intérêt et les échéances ne seront fixés qu’au moment de la levée. Les fonds doivent financer des programmes liés à la sécurité, aux transports, à l’agriculture, à l’électricité, à l’éducation et à la santé, tandis que les devises seraient reçues par la Banque centrale du Nigeria.
La présidence évaluait la dette publique à 35,75 % du produit intérieur brut au deuxième trimestre 2026 et le service de la dette à environ 65 % des recettes publiques au premier semestre. Ces données ont été publiées le 30 octobre dans la stratégie officielle consacrée aux infrastructures et à la croissance.
La commission sénatoriale chargée de la dette doit remettre son rapport avant le vote, sans qu’une date ait été annoncée.




