La répartition de la masse grasse, et pas seulement le poids total, pourrait jouer un rôle dans l’incontinence urinaire d’effort chez les femmes. Une étude publiée en 2026 dans l’European Journal of Obstetrics & Gynecology and Reproductive Biology, menée auprès de 99 femmes âgées de 18 à 49 ans, a trouvé une association plus marquée entre la graisse viscérale et les fuites urinaires que pour les autres compartiments graisseux.
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Les participantes ont passé une mesure de composition corporelle par absorptiométrie biphotonique à rayons X, ou DXA, afin d’évaluer la graisse totale, abdominale, gynoïde et viscérale. Des questionnaires validés ont parallèlement permis d’identifier les symptômes urinaires et leur retentissement. Environ 39,4 % des femmes de l’échantillon ont rapporté des épisodes de fuite.
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Dans les analyses, les femmes présentant une incontinence urinaire d’effort avaient davantage de masse grasse dans les différentes régions mesurées. La graisse viscérale ressortait comme le facteur le plus fortement associé, avec un odds ratio de 1,51. Une accumulation plus importante était aussi liée à davantage d’inconfort lié aux symptômes et à un impact plus marqué sur les activités quotidiennes.
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L’incontinence urinaire d’effort correspond à des fuites involontaires qui peuvent survenir lorsque la pression abdominale augmente, par exemple en toussant, en riant, en sautant ou pendant certains exercices. Les auteurs avancent qu’une masse graisseuse située autour des organes abdominaux peut accroître la pression exercée sur les structures de soutien du plancher pelvien.
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Ces résultats ne prouvent toutefois pas que la graisse viscérale provoque directement les fuites urinaires. L’étude est transversale, porte sur un petit échantillon et ne permet pas de suivre l’évolution des participantes dans le temps. Elle ne justifie donc ni de réduire le problème au poids ni de considérer la perte de graisse comme un traitement à elle seule.
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Quand consulter et quoi faire
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Des fuites répétées, même peu abondantes, méritent une évaluation médicale, notamment lorsqu’elles gênent les activités quotidiennes, le sport ou la vie sociale. Le bilan sert à distinguer l’incontinence d’effort d’autres formes de troubles urinaires et à rechercher les facteurs qui peuvent être pris en charge.
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Pour l’incontinence urinaire d’effort ou mixte, les recommandations du NICE placent la rééducation supervisée des muscles du plancher pelvien parmi les traitements de première intention, sur une durée d’au moins trois mois. Des adaptations du mode de vie peuvent également être proposées selon le profil de la patiente, mais elles doivent s’inscrire dans une prise en charge individualisée.





