Les « protein greens », des mélanges de jeunes feuilles présentés comme un moyen d’ajouter un peu de protéines à une salade, gagnent en visibilité dans les rayons. La tendance ne transforme toutefois pas ces légumes en source principale de protéines : une diététicienne interrogée par Real Simple le 20 septembre 2026 recommande de les considérer d’abord comme des légumes.
Ces mélanges peuvent associer feuilles de pois, épinards, chou kale ou bok choy. Dans l’exemple examiné par le magazine, une barquette de 4,2 onces, soit environ 119 grammes, apporte autour de 5 grammes de protéines. La quantité varie selon les compositions et les portions, ce qui rend la lecture de l’étiquette plus utile que le seul nom « protein greens ».
Les repères alimentaires américains classent les légumes vert foncé dans le groupe des légumes. Le rapport scientifique du Dietary Guidelines Advisory Committee distingue de son côté le groupe des aliments protéiques, qui comprend notamment viandes, volailles, œufs, produits de la mer, noix, graines, soja, haricots, pois et lentilles. Ces derniers peuvent aussi compter parmi les légumes.
Autrement dit, choisir une salade contenant un peu plus de protéines peut augmenter modestement l’apport du repas, mais ne remplace pas nécessairement une portion de haricots, de lentilles, d’œufs, de tofu, de poisson, de volaille, de noix ou de graines. La composition de l’ensemble de l’assiette reste plus importante que la promesse mise en avant sur le sachet.
Le Healthy Eating Plate de la Harvard T.H. Chan School of Public Health sépare d’ailleurs les légumes des sources de protéines et conseille d’associer les deux dans un repas équilibré. Il cite notamment le poisson, la volaille, les haricots et les noix parmi les protéines pouvant être ajoutées à une salade.
Comment les utiliser sans compliquer l’assiette
Une base de « protein greens » peut donc servir comme n’importe quel mélange de feuilles : on peut y ajouter des pois chiches ou des lentilles, un œuf, du tofu, du poisson, du poulet, des noix ou des graines selon ses habitudes alimentaires. L’intérêt du mélange tient alors à la combinaison de légumes, de fibres, de micronutriments et d’un petit supplément de protéines, pas à un remplacement complet des autres aliments protéiques.
Pour quelqu’un qui apprécie déjà ces feuilles, la tendance peut offrir une variante pratique. Mais Real Simple souligne qu’il n’est pas nécessaire d’abandonner une laitue ou d’autres légumes que l’on aime uniquement pour quelques grammes de protéines supplémentaires : la quantité totale du repas dépend surtout de ce qui accompagne les feuilles.





