La Côte d’Ivoire s’est classée 17e sur 54 pays africains avec 58,1 points sur 100 dans l’Indice Ibrahim 2026 de la gouvernance en Afrique, publié samedi 31 octobre par la Fondation Mo Ibrahim. Le pays reste au-dessus des moyennes continentale et ouest-africaine, mais ses résultats progressent de manière inégale selon les domaines étudiés.
Le score ivoirien a gagné quatre points depuis 2016 sur la période de dix ans couverte par cette édition, qui compare les données allant de 2016 à 2025. Il dépasse de huit points la moyenne africaine, fixée à 50,1, et de 5,2 points celle de l’Afrique de l’Ouest, établie à 52,9.
La principale avancée vient des fondements des opportunités économiques. La Côte d’Ivoire obtient 64,5 points dans cette catégorie, soit une hausse de 10,8 points en dix ans. Le développement humain progresse également de 6,8 points sur la même période.
Les évolutions sont beaucoup plus faibles dans les deux autres grandes catégories. La sécurité et l’État de droit atteignent 54,1 points, en hausse de seulement 0,1 point depuis 2016. La participation, les droits et l’inclusion reculent de 1,7 point pour s’établir à 56,8.
L’indice repose sur 96 indicateurs regroupés en 16 sous-catégories et quatre dimensions. La Fondation Mo Ibrahim indique qu’elle mobilise 51 sources extérieures et normalise les données afin de produire des scores comparables sur 100.
En Afrique de l’Ouest, le Sénégal occupe la 7e place avec 63,6 points et le Ghana la 9e avec 62,8. La Côte d’Ivoire accuse ainsi un écart de 5,5 points avec le Sénégal et de 4,7 points avec le Ghana. Le pays reste derrière les deux meilleures notes ouest-africaines malgré son gain de quatre points.
Les Seychelles conservent la première place avec 78,6 points, devant Maurice avec 75 et le Cap-Vert avec 70,3. À l’échelle du continent, 30 pays améliorent leur score sur la décennie, 23 reculent et un reste stable. La sécurité et l’État de droit se dégradent dans 34 pays, tandis que la participation, les droits et l’inclusion baissent dans 31.





