Au moins neuf cadres du PDCI-RDA et du PPA-CI ont été inculpés et placés sous contrôle judiciaire en Côte d’Ivoire entre le lundi 19 et le vendredi 23 octobre 2026, selon leurs avocats, dans des procédures liées aux violences entourant la présidentielle de 2025.
Quatre responsables ont été concernés vendredi après leur passage devant la section antiterroriste du tribunal de première instance d’Abidjan. Le vice-président du PDCI-RDA Georges Philippe Ezaley, le directeur général du parti Roger M’Bia, son vice-président Aziz Thiam et le secrétaire général adjoint du PPA-CI Fabrice Lago figurent parmi les personnes citées par leurs conseils.
Les avocats indiquent que chacun fait l’objet de dix-sept chefs d’inculpation, parmi lesquels des faits qualifiés d’actes terroristes, d’attentat contre l’autorité de l’État et d’assassinat. Ces qualifications sont des accusations judiciaires qui ne préjugent pas de la culpabilité des intéressés. Selon la défense, les dossiers portent sur des troubles survenus avant, pendant et après l’élection présidentielle d’octobre 2025.
Fabrice Lago a regagné son domicile après son audition du 23 octobre, a déclaré son avocate Me Roselyne Serikpa. Il reste soumis aux obligations du contrôle judiciaire. Le parquet n’avait pas rendu public dimanche matin un exposé détaillé des faits individuels retenus contre les quatre responsables.
La nouvelle série d’inculpations prolonge des convocations annoncées le 15 octobre par le PPA-CI. Le parti avait alors publié une liste de cinq cadres attendus devant le huitième cabinet de la section antiterroriste, dont Emmanuel Ackah, Daniel Billaud Zéréhoué et Fabrice Lago, tout en contestant le caractère des procédures et en réclamant un dialogue politique.
Trois autres responsables du PPA-CI avaient déjà été placés sous contrôle judiciaire la semaine précédente. Sébastien Dano Djédjé, président du Conseil stratégique et politique du parti, a notamment été inculpé le 12 octobre pour dix-sept chefs selon son avocate, avant de regagner son domicile avec une restriction de déplacement.
Justin Koné Katinan, quatrième vice-président du PPA-CI, reste pour sa part détenu depuis le 11 septembre dans une procédure distincte. Les autorités ivoiriennes affirment régulièrement que les procédures visant des responsables politiques reposent sur les faits reprochés et non sur leur appartenance partisane.





