La Gendarmerie nationale ivoirienne a radié 102 élèves en formation commune de base dans ses écoles de Toroguhé, près de Daloa, et d’Agbékoi, à Abidjan, après des contrôles médicaux et toxicologiques, selon un communiqué diffusé dimanche 18 octobre.
La mesure concerne 62 recrues inscrites à Toroguhé et 40 autres formées à Agbékoi. L’institution indique que les examens ont révélé une consommation de substances prohibées antérieure à leur incorporation et précise que les faits constatés ne se sont pas produits au sein des établissements.
Le communiqué cite notamment le tramadol et ses dérivés, le cannabis, la cocaïne et d’autres produits psychotropes. Il ne donne ni l’identité des élèves concernés ni le calendrier précis des contrôles.
La radiation intervient avant l’intégration définitive des recrues. La Gendarmerie rappelle que la réussite au concours ne vaut pas admission irrévocable, tandis que le ministère ivoirien de la Défense présente la visite médicale comme l’une des trois étapes éliminatoires du recrutement.
Le portail du ministère précise que cette visite recherche les affections incompatibles avec le métier de gendarme. Il recense deux écoles nationales, celle d’Abidjan et celle de Toroguhé, cette dernière étant chargée de former les sous-officiers pendant deux ans.
Une mesure comparable avait déjà concerné plus de 120 nouvelles recrues en juin 2025, après des contre-visites médicales dont les résultats avaient été confirmés positifs aux drogues, selon l’Agence ivoirienne de presse. Cette précédente vague est distincte des 102 radiations annoncées en octobre 2026.
La Gendarmerie indique que les contrôles toxicologiques sont complétés par des enquêtes de moralité afin de vérifier l’aptitude des candidats et leur conformité aux exigences de la profession. Elle demande aussi aux familles de s’assurer que les conditions requises sont remplies avant d’engager des dépenses pour la préparation aux concours.





