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mercredi 28 octobre 2026
Politique · Côte d'Ivoire

Le CNDH réclame des garanties judiciaires pour les cadres de l’opposition

Le CNDH demande le respect de la présomption d’innocence et des droits de la défense dans les procédures visant le PDCI-RDA et le PPA-CI.

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Entrée du Palais de justice d’Abidjan
Le Palais de justice d’Abidjan en septembre 2023. Photo d’archive d’Alex Sirac via Wikimedia Commons, CC BY 4.0. Recadrage et conversion WebP par BeNews.

Le Conseil national des droits de l’homme a demandé mercredi 28 octobre 2026 à Abidjan que la présomption d’innocence, les droits de la défense et le principe du contradictoire soient garantis dans les procédures engagées contre plusieurs responsables du PDCI-RDA et du PPA-CI.

Dans une déclaration consacrée aux convocations, inculpations et placements sous contrôle judiciaire intervenus les 19 et 23 octobre, le CNDH rappelle que l’appartenance politique ne peut soustraire une personne à la loi. Il ajoute qu’aucune restriction arbitraire ne doit être imposée en raison d’une opinion ou d’un engagement politique.

L’institution demande aux autorités judiciaires de garantir le droit à la liberté et à la sûreté, l’égalité devant la loi et l’ensemble des garanties procédurales à toutes les étapes. Elle souligne qu’une convocation, une audition ou un placement sous contrôle judiciaire ne préjuge pas de la culpabilité, qui ne peut être établie que par une décision définitive rendue au terme d’une procédure régulière.

Ces procédures concernent des cadres des deux principales formations d’opposition devant la section antiterroriste du tribunal de première instance d’Abidjan. Au moins neuf responsables avaient été placés sous contrôle judiciaire en une semaine, selon leurs avocats cités par RFI le 24 octobre.

Le CNDH reconnaît aux autorités compétentes le pouvoir de conduire les investigations nécessaires à la manifestation de la vérité et au maintien de l’ordre public. Il demande parallèlement que l’indépendance de la justice soit préservée de toute interférence et que ses décisions ne soient pas discréditées.

Le Conseil appelle les autorités publiques et les acteurs politiques à privilégier les voies légales et institutionnelles. Il invite aussi les médias, les organisations de la société civile et les utilisateurs des réseaux sociaux à traiter ces dossiers avec rigueur, dans le respect de la présomption d’innocence et de la dignité des personnes.

L’institution recommande au gouvernement, à la classe politique et aux leaders d’opinion de privilégier le dialogue et la concertation. Elle se dit également disponible pour examiner toute information crédible relative à d’éventuelles atteintes aux droits de l’homme dans le cadre de ces procédures.

Murielle Gnahoré

Les articles publiés sous la signature Murielle Gnahoré sur BeNews portent notamment sur les célébrités, la musique et le football.

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