Laurent Gbagbo figure désormais sur une fresque murale à Ouagadougou présentée comme un « Panthéon » de grandes figures du panafricanisme. L’ancien président ivoirien y apparaît aux côtés de Nelson Mandela, Patrice Lumumba, Kwame Nkrumah et Ahmed Sékou Touré.
Les articles consacrés à cette fresque la présentent comme une initiative symbolique à Ouagadougou, et non comme une décoration officielle de l’État burkinabè. Les auteurs du dispositif mettent notamment en avant le parcours d’opposant et d’intellectuel de Laurent Gbagbo.
Burkina Faso : Yacouba Isaac Zida brise six ans de silence et critique la trajectoire du paysUn contexte politique marqué par le soutien du PPA-CI à l’AES
Cette mise en avant intervient quelques mois après le premier congrès ordinaire du Parti des peuples africains-Côte d’Ivoire (PPA-CI), organisé les 14 et 15 mai à Abidjan. Le parti de Laurent Gbagbo y avait adopté une motion de soutien à l’Alliance des États du Sahel, qui réunit le Burkina Faso, le Mali et le Niger.
La motion affirmait le soutien du PPA-CI aux peuples et dirigeants de l’AES et mettait en avant la souveraineté et le panafricanisme comme axes politiques. Cette position a contribué à rapprocher le discours du parti ivoirien de celui défendu par les autorités et soutiens des régimes sahéliens.
La présence de Gbagbo sur la fresque de Ouagadougou illustre ainsi une reconnaissance symbolique dans certains milieux panafricanistes burkinabè. Elle ne constitue pas, à elle seule, une annonce diplomatique ou institutionnelle entre la Côte d’Ivoire et le Burkina Faso.
Laurent Gbagbo, 81 ans, préside toujours le PPA-CI après avoir été reconduit à sa tête lors du congrès de mai 2026.




