Plus de 3 527 hectares de parcelles cacaoyères dégradées ont été convertis en systèmes agroforestiers durables en Côte d’Ivoire dans le cadre du projet PROMIRE, selon un bilan présenté mardi 8 septembre 2026 à Abidjan lors d’une session de son comité de pilotage.
Le projet « Promouvoir une production de cacao sans déforestation pour réduire les émissions en Côte d’Ivoire » fait également état de plus de 1 260 hectares de terres dégradées restaurées. Il est porté par le ministère ivoirien de l’Environnement et de la Transition écologique avec l’appui technique de l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) et un financement du Fonds vert pour le climat (GCF), de la FAO et de l’État ivoirien.
Les 3 527 hectares de cacao convertis ne constituent pas un volume entièrement nouveau réalisé depuis le début de l’année. La FAO avait déjà recensé, en décembre 2025, 3 527,36 hectares de parcelles conventionnelles dégradées transformées en systèmes agroforestiers améliorés et durables. En revanche, la surface de terres restaurées était alors chiffrée à 1 084,74 hectares, contre plus de 1 260 hectares dans le bilan présenté ce mardi.
PROMIRE intervient principalement dans les régions de l’Agnéby-Tiassa, de La Mé et du Sud-Comoé, trois zones de production cacaoyère du sud ivoirien confrontées à la déforestation. Le dispositif accompagne notamment les producteurs dans la réhabilitation des plantations, l’introduction d’arbres d’ombrage et fruitiers, la mise en place de pépinières et l’adoption de pratiques de production sans déforestation.
Le Fonds vert pour le climat classe toujours le projet comme étant en cours de mise en œuvre et fixe désormais son achèvement estimé au 21 mai 2027. La FAO indique que PROMIRE doit soutenir 3 650 petits producteurs dans leur transition vers une cacaoculture sans déforestation.
Pour la Côte d’Ivoire, premier producteur mondial de cacao, l’enjeu est de limiter la pression de la cacaoculture sur le couvert forestier tout en maintenant les revenus des producteurs. Les modèles agroforestiers promus par le projet associent les cacaoyers à des essences forestières et fruitières afin d’améliorer l’ombrage, la fertilité des sols et la diversification des revenus.
